L'Observatoire royal de Belgique

Dossier ~ mardi 3 février 2015 ~ 1 commentaire

Récemment l'Observatoire royal de Belgique (« ORB ») fêtait ses 100 ans. Une occasion de faire un saut dans le passé et dans le futur !

Tintin - " L'étoile mystérieuse "

Tout a commencé dans la commune de Saint-Josse en janvier 1833, quand Adolphe Quetelet crée le premier observatoire belge. Ses premières observations météorologiques et géophysiques effectuées à Saint-Josse seront le premier maillon d’une longue chaîne ininterrompue d’observation jusqu’à ce jour. En 1889, l’Observatoire déménagera définitivement à Uccle. Il sera composé de l’Observatoire lui-même, de l’Institut Royal Météorologique de Belgique (IRM) et de l’Institut d’Aéronomie Spatiale (l’étude de l’atmosphère) afin d’exploiter tout l’éventail et toute la diversité de l’expertise requise au regard des domaines de la météorologie et l’astronomie.

C’est également à Uccle qu’Hergé résida dès le début des années soixante, non loin de ce bel observatoire. En effet, le 25 août, il fait enregistrer comme seconde résidence le 124 avenue Defré. Il aura ensuite son domicile dans le quartier du Vert Chasseur et puis élira domicile au Dieweg. Ces trois résidences domiciles sont très proches de l’Observatoire.

Au fur et à mesure du temps, l'Observatoire royal de Belgique s’agrandira en développant de nombreux départements comme la géophysique, la séismologie, la géodésie spatiale,...
À l’heure actuelle, il regroupe quatre départements divisés chacun en deux sections.

Le premier département est le « Systèmes de Référence et de Planétologie », qui touche à tout ce qui est l’heure, la rotation de la terre, la géodésie spatiale et la géophysique des planètes telluriques. Son but est de contribuer à l’élaboration des systèmes de référence et échelles de temps et d’obtenir des informations concernant la dynamique et l’évolution de la Terre ainsi que des autres planètes.

Le second département est celui de la « Sismologie et Gravimétrie ». Sa mission est de conserver, développer et étudier les connaissances que nous avons sur les tremblements de terre en Belgique mais aussi à l’échelle internationale.

Le troisième département est celui de « l’Astronomie et l’Astrophysique » qui touche aux objets galactiques et extragalactiques mais également à la physique des atmosphères stellaires. Sa mission est d’étudier l’évolution du ciel et de ses objets. Parmi les objets étudiés on trouve entre autres les étoiles.

Pour finir, le dernier département est celui de la « Physique solaire et Météorologie spatiale » qui s’occupe de la structure, de l’activité et de la dynamique de l’atmosphère solaire. Son but est de développer les connaissances concernant le Soleil et son influence sur le système solaire.

L'Observatoire Royal de Belgique s’intéresse à notre planète, au soleil mais également aux autres objets de l’univers comme les étoiles. Le temps est également entre leurs mains ! En effet, possédant plusieurs horloges atomiques, l'Observatoire réalise et diffuse l’échelle de temps belge et participe à la réalisation des échelles de temps internationales. Performants à la nanoseconde près, ces bijoux technologiques sont situés dans un environnement à température contrôlée.

Jusqu’en 1960, l’unité de temps se référait à la rotation de la Terre sur elle-même. Mais depuis 1967 et l’apparition de l’horloge atomique, la seconde est définie à partir d’une propriété quantique de l’atome de césium, offrant une précision à l’unité de mesure de temps. De nombreux pays possèdent ce type d’horloges comme, entre autres, la Belgique, ce qui nous a permis d’intégrer les systèmes de références spatio-temporels internationaux par la détermination de l’heure et le positionnement de précision. C’est à l’Observatoire Royal de Belgique qu’est définie l’heure la plus précise pour la Belgique.

Hergé a mis en scène l'Observatoire Royal de Belgique dans l’album « L’Étoile mystérieuse ». Inspiré par le monde qui l’entourait, l’auteur a placé dans ses albums de nombreux lieux bruxellois et l’observatoire d’Uccle en fait partie. Son architecture d’antan a séduit l’auteur de bande dessinée. Il est vrai que celle-ci a le pouvoir de faire voyager ses visiteurs dans le passé. Resté en l’état, l’Observatoire d’Uccle est un témoignage du passé encré dans le présent. Derrière ces murs centenaires, la pointe de la technologie est à l’œuvre, un choc temporel qui ne laisse pas de glace.

Tintin - " L'étoile mystérieuse "

Mais la magie de l’observatoire n’est pas la seule à avoir opéré sur George Remi. L’intérieur de la coupole de l’observatoire Yerkes avec sa lunette lunaire a également servi de modèle pour « L’Étoile mystérieuse ».

Tintin - " L'étoile mystérieuse "

Fermé au public la plupart du temps, l’Observatoire d’Uccle reste mystérieux pour une grande partie des Belges. On pourrait d’ailleurs créer une grande quantité d’histoires à son sujet. Mais la seule chose dont on peut être sûr, c’est que les scientifiques qui y travaillent seront les premiers à savoir si l’on risque une invasion de champignons géants !

Vos contributions (1) Contribuer
clem9dimanche 3 mai 2015 à 16:36
c'est le plus beau observatoir du monde!
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