TINTIN, SOVIETS - EPISODE 7

Dossier ~ vendredi 6 janvier 2017 ~ 1 commentaire

TINTIN EST DE RETOUR DE MOSCOU!

By © JM Quinet / Hergé - Moulinsart 2017
By © JM Quinet / Hergé - Moulinsart 2017
By © JM Quinet / Hergé - Moulinsart 2017
By © JM Quinet / Hergé - Moulinsart 2017
By © JM Quinet / Hergé - Moulinsart 2017

Tintin au pays des Soviets donne le coup d’envoi aux aventures d’un personnage qui continue de passionner des centaines de millions de lecteurs et qui est désormais devenu mythique : Tintin.

© Hergé - Moulinsart 2017

Considéré comme une œuvre de jeunesse, Tintin au pays des Soviets inaugure le début de la carrière du jeune reporter mais également de son créateur Georges Remi. Presque 90 ans plus tard, cette première aventure se pare de couleurs et les cases de cet album sont véritablement révélées par des nuances et des tons subtils.

Technicolor by Moulinsart

© Hergé - Moulinsart 2017

Michel BAREAU, chargé de la colorisation par Moulinsart, nous explique:

Pour la mise en couleur de Tintin au pays des Soviets, nous nous sommes mis dans la position d’une personne vivant au 21ème siècle qui découvre une vieille histoire en noir et blanc du début du siècle passé. À l’époque, la couleur n’existait pas en technique d’impression, ou très peu. Le seul moyen pour imprimer une image en couleur de qualité artistique, c’était de recourir à la lithographie. Ce procédé a néanmoins un inconvénient : il nécessite 18, 20, 25, 30 passages pour imprimer une planche en couleur. Cela s’avère impraticable sur un plan industriel. .

Il faut malgré tout noter que la couverture de la première édition de Tintin au pays des Soviets, témoigne de la part d’Hergé d’une réelle intention coloristique. Un projet de gouache non sertie écartant toute évocation de la ligne claire nous dévoilait la couleur du costume de Tintin en soviet, le ton du paysage, la teinte de sa peau et de ses cheveux. Ces premières gouaches nous ont donc aidés à jeter les bases de la colorisation et à déterminer la palette des teintes à appliquer pour l’image du jeune reporter. Nous avons utilisé le ton chair, le ton bleu pour son costume et le rouge pour ses bottes.

La naissance du projet

Nous sommes partis des originaux mis à notre disposition, restaurés pour l’occasion ainsi que des fac-similés réalisés pour la publication des Archives Hergé en 1973. Cependant, les planches originales sont notre principale matière première.

Nous avons d’abord fait des essais pour des raisons élémentaires de cohérence, La réflexion et l’exécution de la colorisation nous ont pris deux ans.

Pourquoi colorisation et pas coloriage ?

Le mot « colorisation » est plus judicieux car l’intention artistique est de se mettre à la place de quelqu’un qui trouve un vieux film ou une vieille histoire en noir et blanc et souhaite la mettre en couleur avec les techniques de son temps.

Dès les années 40, Hergé utilisait pour la mise en couleur, le gris de coloriage à la gouache ou à l’écoline. Malgré l’émerveillement devant cette nouvelle expérience esthétique, Hergé était quelque peu frustré d’être limité sur le plan des rendus des couleurs et des nuances d’images résultant de la photogravure qui était alors à ses balbutiements en matière de technique d’impression offset. Un point à mettre en exergue, c’est que tous les albums de Tintin sont imprimés en couleur et en offset. Dans le but de rencontrer les exigences du maître, le photograveur a mis sur pied avec l’artiste une impression en trichromie c’est-à-dire en trois couleurs de base : le cyan, le magenta et le jaune. Ce sont donc ces trois couleurs qui donnent les tons. Le noir étant réservé au trait d’Hergé.

Aujourd’hui, nous employons le trait d’Hergé et des tons qui contiennent du noir. Il y a 16 millions de possibilités de nuances dans le processus de colorisation. C’est ça la force des moyens techniques mis à notre disposition actuellement. Pour une seule teinte, les nuances, produites en un temps record, sont nombreuses avec pas moins de deux cents possibilités.

Compte tenu de ce vaste éventail de solutions chromatiques, nous avons fait choix de palettes tantôt globales et uniques, tantôt par séquences puisque l’album en contient plusieurs.

Les tons et les nuances des palettes par séquence vont évoluer au fur et à mesure du récit. Plus Tintin s’enfonce dans la Russie, plus les cieux s’assombrissent et plus se ressent un climat d’oppression en lien avec le régime politique et l’environnement social.

Le début de l’album – du moins les deux premières planches - est plutôt lumineux. Il est soutenu par des couleurs vives et basiques. Au fil du récit, la tonalité devient plus subtile et Tintin lui-même se métamorphose : son look, ses réflexes, sa dynamique, ses valeurs…La gamme chromatique se développe jusqu’à la fin de l’album.

La couleur apporte aussi un degré supplémentaire de précision et de réalisme dans la manière d’approcher les détails qui se cachent dans la création d’Hergé alors qu’il n’a que 21 ans quand il réalise cette première aventure de Tintin et Milou.

© Hergé - Moulinsart 2017

Une colorisation « faite main »

Nous avons travaillé de manière artisanale, comme un menuisier avec son ciseau à bois.

Pour réaliser cette mise en couleur, nous n’avons pas retenu le procédé de « coulée » directe mais bien celui, retenu par Hergé himself de la couleur au service du trait.

Il ne s’agit pas non plus d’un travail à la chaîne, d’une fragmentation case par case, mais d’un travail de composition de doubles planches par doubles planches.

Un ensemble harmonieux

Le trait reste prédominant, tout comme le contenu du phylactère de l’édition originale — en français — dessiné par Hergé. La manière dont l’auteur a rempli les phylactères avec son texte et ses maladresses, tout comme son dessin en devenir, apporte une joie dans la lecture, une drôlerie et un humour insoupçonnés que l’on voit ou sent moins sans la couleur. C’est une révélation.

La couleur est au service de l’œuvre, rien de plus. C’est exceptionnel ce que Georges Remi a réalisé à 21 ans, c’est une œuvre d’art.

Ecouter l'interview complète ci-dessous (MP3) :

« Je vous enverrai des cartes postales, de la vodka, du caviar ! »

« Je vous enverrai des cartes postales, de la vodka, du caviar ! » Il y a 88 ans, Tintin partait pour Moscou. Cette année, le reporter, éternellement jeune, a repris la route vers la Matouchka Moskva (qui signifie en russe la Mère), nom donné par le peuple russe à sa capitale Moscou ! Décidé à revivre ses premiers exploits en couleur, le jeune homme à la houpette s’est replongé dans l’aventure qui a marqué sa vie et lancé sa carrière. Il a enquêté, voyagé, et est surtout revenu avec l’album de cette aventure colorisé et estampillé par les Hautes Autorités de la Fédération de Russie !

Durant son périple, notre héros n’a pas manqué d’enquêter sur sa réputation en Russie :

Il y a des tintinophiles de tous âges en Russie : les enfants évidemment, mais aussi des adultes plutôt établis dans les grands centres urbains comme Moscou ou Saint-Petersbourg.

© Hergé/Moulinsart - 2017

Presque toute la collection a été éditée en Russe sauf Tintin au pays des Soviets. L’éditeur a mis à l’examen la possibilité de publier cet ouvrage controversé et passera au crible cet ouvrage pour évaluer les risques d’une telle publication à l’orée de cette nouvelle année annonciatrice des festivités du centenaire de la révolution russe de 1917. L’éditeur fait partie du groupe Atticus.

© Hergé/Moulinsart - 2017
© Hergé/Moulinsart - 2017

CA 2011 : 33 millions d’euros
Nombre de titres publiés en 2012 : 1852 Actionnariat :
Atticus Publishing Limited (Chypre),
M. Alexandre Mamoute : 75 % - 1 action. Lagardere Publishing (hachette) : 25 %
+ 1 action.

Tintin au pays des Soviets, la Joyeuse Entrée en couleur !

Comme en 1929, Tintin reprend le chemin de Moscou.

© Moulinsart - 2017

Décidé à revivre ses premiers exploits en couleur, le jeune homme à la houpette va se replonger dans l’aventure qui a marqué sa vie et lancé sa carrière.

De retour en Belgique, Tintin nous livrera son reportage tout en couleur ! Pour l’événement, de nombreuses festivités seront organisées dans un esprit de franche camaraderie.

Il se rendra tout d’abord le 7 janvier sur la Grand-Place de Bruxelles pour tenter de retrouver Milou, mystérieusement disparu après son départ en Russie. Milou serait-il un espion redoutable, craint par les hautes instances de la Fédération ?
Les fans seront invités à amener leur Milou dans ce lieu emblématique du tourisme bruxellois et le toutou le plus ressemblant recevra une belle récompense. Un concours de costumes tintinesques sera également organisé. Tous les autres participants seront également remerciés pour leur présence.

Le 8 janvier, Tintin se rendra dans le lieu entièrement dédié à l’artiste qui l’a créé : le Musée Hergé à Louvain-la-Neuve. Il y fera un passage remarqué en présentant son périple en Russie.

Des festivités exceptionnelles à ne pas manquer !

©Hergé/Moulinsart - 2017
©Hergé/Moulinsart - 2017
©Hergé/Moulinsart - 2017
©Hergé/Moulinsart - 2017
©Hergé/Moulinsart - 2017
©Hergé/Moulinsart - 2017
©Hergé/Moulinsart - 2017

Bonus!

Audio - Noms des personnages en russe

Audio - Les insultes du capitaine Haddock en russe!

Lire le carnet de voyage : "La Russie"

En pré-commande sur :

Disponible sur Google Play



Vous avez manqué une information? Retrouvez :
-EPISODE 1 : Concours - Bande-annonce.
-EPISODE 2 : RDV 07.01.2016 à 15H00 à Grand-Place ( Bruxelles) - Tintin a perdu Milou - Soyez Tintin ou un autre personnage - Un cadeau pétillant .
-EPISODE 3 : Le petit vingt-et-unième siècle.
-EPISODE 4 : Tintin part en Russie!
-EPISODE 5 : Le départ pour la Russie.
-EPISODE 6 : Extrait Gratuit et pré-commande.

Vos contributions (1) Contribuer
ivannasamedi 21 janvier 2017 à 17:02
Merci, merci :)
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