Le Crabe aux pinces d'or
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Question n°1/5
Combien de fausses pièces avait dans sa poche le noyé repêché par la Sûreté ?
Quatre pièces
Cinq pièces
Sept pièces
Question n°2/5
Lorsque Tintin tire sur l'hydravion, il réussit à toucher une partie du moteur. Laquelle ?
Le câble d'allumage
L'enveloppe extérieur
L' aubes de turbine
Question n°3/5
Pourquoi le capitaine Haddock est soudainement pris d'un malaise ?
Parce qu'il a reçu un courrier étrange
Parce qu'il a bu de l'eau
Parce qu'il a couru trop vite
Question n°4/5
Quel bijou Omar Ben Salaad portait-il au cou ?
Deux pinces de crabes en or
Un collier en or
Un médaille de crabes
Question n°5/5
Que contient le colis que le facteur apporte à Tintin ?
Une boîte de crabe
Un os
Une bouteille
LE CRABE AUX PINCES D'OR
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jolipandavendredi 30 mars 2018 à 22:30
Bonjour est-il normal que dans l’album le crabe aux pinces d’or que les personnages aient les joues rouges ainsi que le visage ?
nicnolmardi 6 mars 2018 à 14:02
Une autre secrète évocation de la situation internationale postérieure à "mai-juin 1940" s’exprime en la situation intérieure du "Karaboudjan", "le lieu le plus pourri que le héros ait connu". Jean-Marie Apostolidès en définit très bien l’état : "Le Karaboudjan se trouve dans une situation plus grave que la Syldavie à la veille du coup de force de Müsstler. Le roi du navire, le capitaine Haddock, théoriquement seul maître à bord après Dieu, a été détrôné par les puissances du Mal" … Habile métaphore désignant subtilement la France, désormais occupée mais aussi la France ci-devant royale qu’a détruite la république, cette dernière considérée comme responsable du désastre par le maréchal Pétain … Pourquoi la France … lors que le début de l’album est incontestablement belge ? Parce que la suite de l’intrigue aura pour cadre le Maroc, alors sous protectorat et administration française … Admirons alors comment, par ce biais, Hergé, brouillant les pistes pour égarer la censure, évite de stigmatiser ouvertement la vraie puissance du Mal, le nazisme et l’Occupant allemand qu’incarne Allan, lequel, ayant usurpé l’Autorité du capitaine Haddock dont il cultive l’alcoolisme (à nouveau une métaphore de la déliquescence de la France de la IIIème république), se fait obéir par la force, la violence et le meurtre, sans pour autant "empêcher l’action salvatrice de l’ange exterminateur Tintin“ Ibid) …

Outre plus, le Karaboudjan, cet authentique "panier de crabes" (au sens propre comme au figuré) ayant pour destination le Maroc, présente quelque analogie avec le "Massilia", ce paquebot de ligne de la Compagnie de navigation Sud Atlantique ayant transporté à Casablanca quelques hommes politiques et parlementaires français déchus (parmi eux, César Campinchi, ancien ministre de la Marine, Edouard Daladier, ancien ministre de la Guerre et Président du Conseil, Georges Mandel, ancien ministre de l'Intérieur, Pierre Mendès France, ancien Sous-Secrétaire d'Etat au Trésor, Jean Zay, ancien ministre de l'Education Nationale et des Beaux-Arts). Il s’agit en fait d’un PIEGE … Parti le 21 juin 1940, il arrive à Casablanca trois jours plus tard. Ses passagers sont consignés par ordre du Résident général Noguès tandis que la presse métropolitaine se déchaîne ... Le 18 juillet, vingt deux sont autorisés à rentrer en France ... Ceux qui étaient considérés comme mobilisés comme officiers sont arrêtés le 31 août, rapatriés et condamnés pour "désertion devant l'ennemi" le 04 octobre suivant. D'autres, comme Daladier et Mandel, seront jugés avec Gamelin à Riom, en 1942 en tant que "responsables de la défaite" ...

Venons-en à présent à Tintin, Haddock et Milou … Qu’espère atteindre le trio en fuyant le Karaboudjan … ? L’Espagne (CPO, 18-IV-2 – 24-IV-1 – 27-III-1 – 28-I-1 et2), alors placée (et pour longtemps encore !) sous le régime franquiste plus ou moins allié avec l’Allemagne nazie mais également, étape de tous ceux qui, fuyant la France ou la Belgique occupées, s’efforcent de rejoindre l’Afrique du Nord ou l’Angleterre (tels, bientôt, les aviateurs britanniques, évadés par les filières locales de Résistance) … Leur "odyssée" les mène des sables du Sahara sud marocain au poste avancé d’Afghar (*). Faut-il considérer la représentation hautement valorisante de la Légion étrangère française, composée entre le 10 avril et le 08 mai 1941, en pleine Occupation allemande qui plus est, en tant que secret hommage à la "France Libre" qui vient de se signaler militairement par le raid sur Mourzouk et la bataille de Koufra en janvier et février 1941 ? … Sous la conduite du lieutenant Delcourt (dont la physionomie présente une frappante similitude avec celle du colonel Philippe Leclerc de Hauteclocque, le vainqueur de Koufra), ils arrivent enfin au port de "Bagghar", la vignette l’illustrant (CPO, 39-II-2) évoquant le cap Malabata situant ce port fictif à Tanger. Laurent Joffrion, réalisateur de documentaires pour Arte constate toutefois que Hergé "a crée des lieux fictifs, à partir d’illustrations et de photographie de l’époque, et trouvait son inspiration dans les films. C’est pour cela qu’il ne cite pas de lieu précis dans les épisodes. Dans le Crabe aux Pinces d’Or, on peut imaginer des influences de Tanger et de Casablanca".

(*) Hergé, pour évoquer le Sahara marocain, s’est notamment servi du roman de Joseph Peyré : "L’Escadron blanc", paru en 1934. On y retrouve les crânes rasés des légionnaires, le message radio, les mâts de la "sans-fil" (la radio de l’époque), la selle et son pommeau en croix caractéristiques et même le nom du poste avancé (Afghar, au lieu de Adghar dans le roman).

La fuite réussie, au péril de leur vie, par le trio, du Karaboudjan (à la différence des "piégés" du "Massilia"), présente alors quelque analogie avec celle du général De Gaulle, en rupture avec l’Autorité pseudo légale incarnée par Pétain, gagnant Londres pour y diriger la plus extraordinaire entreprise de résurrection d’une nation vaincue (et condamné à mort pour la cause !). "L’ange exterminateur Tintin", lançant d’ailleurs un message dénonciateur avant de quitter le cargo (CPO, 18-III-1 et 46-I-3), serait-il une espèce de De Gaulle … ?
nicnollundi 5 mars 2018 à 13:51
"Le Crabe aux pinces d'or" est réputé ouvrir cette série de cinq albums composés entre 1940 et 1944 et se gardant bien de la moindre allusion aux événements de la guerre qui se continue après mai-juin 1940 ... Ils seraient même, pour le créateur Hergé, ayant rangé dans ses cartons "l'Or Noir" interrompu par le canon du 10 mai et s’éloignant le plus possible du quotidien de l’Occupation, un "refuge" ... C'est déjà faux, s'agissant de "L’Étoile mystérieuse", remarquable métaphore de la lutte pour la maîtrise de l'atome à laquelle se livraient "l'Europe" (alors sous la coupe de l'Occupant allemand, incarnée par le "FERS") et les puissances judéo-anglo-saxonnes (que représentent le banquier Bohlwinkel et ce mythique "Sao Rico") ... Mais, qu'en est-il vraiment du "Crabe aux pinces d'or" ?

En 5-IV-2 et 3 et 6-I-1, on remarque la présence, apparemment anodine, d'un homme au faciès asiatique, enlevé en p. 8 on ne sait pourquoi ni par qui sous les yeux de la concierge de Tintin qui, ne sachant s'il s'agit d'un "monsieur japonais ou chinois" lui apprend qu'il avait une lettre à lui remettre ... Un "fameux casse-tête chinois" soliloque Tintin, résumant les premiers éléments de l'intrigue en remontant chez lui ... On n'apprendra son identité (Bunji Kuraki, de la Sûreté de Yokohama) et l'objet sa "mission" (la lutte contre le trafic des stupéfiants "de cette bande, puissamment organisée", ayant "des ramifications jusqu'en Extrême Orient") que tout à la fin de l'album (61-III-1 à 3 et IV-1) ... Le pourquoi de sa présence ... ? Avertir Tintin des dangers qu'il courait à s'occuper de cette affaire ... C'est tout ... En apparence du moins ...

C'est que, outre la réapparition de "Tintin" dans le "Soir Jeunesse", ce supplément confié à Hergé par le "Soir Volé" sous contrôle allemand à la suite de la disparition du "XXème siècle", il convient de considérer le contexte international ... Il apparaît en novembre 1940, postérieurement de seulement deux mois à la signature du Pacte Tripartite entre l'Allemagne, l'Italie et ... le Japon, le 27 septembre 1940 à Berlin ... La révélation de son identité et de sa mission intervient dans le strip du 15 octobre 1941, au moment où les relations entre le Japon et les Etats-Unis s'enveniment de plus en plus (dans moins de deux mois, ce sera Pearl Harbor) ...

On peut dès lors s'autoriser à penser que la présence, tout à fait insignifiante et assurément non indispensable pour "lancer" l'intrigue, de ce policier japonais figurant dans le camp des "Bons" est susceptible de relever d'une manière, elle aussi apparemment anodine pour Hergé de ... "s'amender" en quelque sorte du manifeste ANTI japonais qu'a été "Le Lotus bleu" ... outre le fait que "Le crabe aux pinces d'or" a notamment pour cadre le Sahara et le Maroc, alors placés sous protectorat français contrôlé par un "résidant général" - Noguès - placé sous l'obédience du Régime pétainiste de Vichy ...
ducmanmercredi 28 février 2018 à 21:34
Y en a qui cherche les réponses aux questions de papyalbert ici
Cest pas bien ☺
+1
dominoquemercredi 28 février 2018 à 12:43
Bonjour à tous,
Je cherche l'origine de l'idée de faire évader Tintin par le hublot dans Le Crabe aux Pinces d'Or.
Merci à vous qui connaissez la réponse.
jacqueshervevendredi 16 février 2018 à 21:39
Que penser du choix des couleurs ? On remarquera que la palette est assez limitée et tourne autour du brun, de jaune de Naples et du bleu , ce qui apporte un cachet unique à l'album.

Hergé aura créé du côté des méchants comme des des gentils d'excellents personnages qu'on apprécie. Allan qui apparaît comme un véritable brutal sur le Karaboudjan l'est beaucoup moins au Maroc sauf au moment de la poursuite par Tintin à bord d'un canot automobile. Si Haddock fait partie des gentils que j'apprécie, Allan fait partie des bandits que je préfère.
Tintinfan123jeudi 10 août 2017 à 15:50
Bon!!!! Il est Interessant
jacqueshervelundi 10 juillet 2017 à 11:20
Le terme Roumi doit sans aucun doute faire référence aux Romains. Notons que le capitaine Haddock aura eu plusieurs modèles pour la création du personnage :

–le Capitaine Craddock
–le bandit de Tintin au Congo Tom voire aussi l'agent soviétique ayant fait sauter le train et que Tintin retrouve à Stolbtsy en raison de leur barbe,
–le consul de Poldevie et l'homme à la perruque dans l'oreille cassée qu'on confond avec Tintin déguisé en raison de leur barbe,

Sans oublier le capitaine du Speedol Star dans Au Pays de l'or noir.

Notons qu'en vieillissant le Dr Müller Hergé aura conçu une barbe identique à celle...du Capitaine Haddock !!!
jacqueshervelundi 13 février 2017 à 14:56
Jus de réglisse ! dit le capitaine Haddock. On est loin de penser que ce nom en flamand ou marolien sera donné à un Émir !
nicnolmercredi 7 décembre 2016 à 16:36
Revenant sur l'éternel et récurrent "débat" relatif au prétendu "racisme" de Hergé et ayant désolément obligé celui-ci à s'auto censurer en supprimant de savoureuses "insultes" du capitaine Haddock (voir mes commentaires précédents), il y a lieu de constater qu'il est UNE insulte, cette fois à charge des Arabes et des Maghrébins, dont la présence n'a jamais été supprimée par Hergé non plus qu'elle n'a suscité la moindre indignation de ses contempteurs, que ceux-ci soient issus de l'immigration africano-maghrébine ou relèvent des "bonnes consciences" autochtones si aisément effarouchées et pratiquant en "virtuoses" un manichéisme à "géométrie variable" !!! Il s'agit du vocable "roumi" par lequel les Européens sont désignés à quelques reprises dans les albums ayant pour cadre le Sahara ("Le Crabe aux pinces d'or") ou la péninsule arabique ("Tintin au pays de l'or noir" - "Coke en Stock") :

1° "Çà y en a le jeune roumi, mon lieutenant ... " (CPO, 33-II-2) ;
2° "D'abord le jeune roumi : c'est le meilleur tireur" (CPO, 37-I-3) ;
3° "Seigneur, il y a là deux roumis qui demandent à te parler. Ils ont dit qu'ils étaient chargés d'une petite enquête" (CPO, 56-III-3) ;
4° "J'arrive de Khemkhâh, puissant cheik. J'y ai appris que la police venait d'arrêter un jeune roumi" (ON, 16-i-2) ;
5° "Il faut faire évader ce jeune roumi et me l'amener ici" (OR, 16-I-3) ;
6° "Voici le jeune roumi que les partisans ont libéré puissant cheik" (ON, 17-III-1) ;
7° l'annonce faite en arabe à l'Emir Ben Kalish Ezab, annonçant très probablement "un jeune roumi" (ON, 34-IV-3) ;
8° "Où est Mohammed Ben Kalish Ezab ? Là-bas, près du mur, avec le jeune roumi" (ON, 37-III-2) ;
9° "Là ! ... Des types ... et il y a deux roumis avec ..." (CES, 33-I-1).

C'est qu'il convient de savoir que ce vocable, désignant les Européens non musulmans (les "Infidèles", selon la "loi" coranique !), est d'un cheminement linguistique complexe. Issu de "rum", se rapportant au départ aux Grecs, descendant du fils aîné d'Isaac, Esaü, il a ensuite désigné les Byzantins, notamment dans le Coran avant de devenir, en tant que "romi", synonyme de pèlerins (sous-entendu chrétiens - ces "Infidèles" ! -) à partir du XIIème siècle et revêtir un sens carrément péjoratif à partir du XIXème siècle, signifiant en Afrique du Nord "envahisseurs chrétiens et/ou européens" ... Souvenons-nous cependant que la PREMIERE invasion est signée "ARABE" ce, dès le VIIIème siècle (soit bien AVANT que les ... "roumis" ... ne mettent un pied en territoire musulman). Cette menace musulmane terrorisera l'Europe chrétienne durant TOUT le Moyen Âge et les "Temps modernes" (chute de l'Empire gréco-byzantin - 1453 - conquête de la péninsule balkanique et du royaume de Hongrie - sièges de Vienne - 1529 - 1683 -) lors que les Croisades, si constamment décriées par l'Humano-droit-de-l'hommisme et "l'historiquement correct", commencées à l'extrême fin du XIème siècle (1096), se sont éteintes au crépuscule du XIIIème siècle (1291 - chute de Saint-Jean d'Acre -) !!!

Remarquons que "roumi", côtoyant des paroles de (fausses) bienvenue (*) se mue en insultes autrement plus graves dans "l'échelle" des ANTI valeurs musulmanes ... Ainsi de "Fils de chien galeux" ou "Espèce de chien" agrémentant l'accueil de Tintin dans "Les Cigares du Pharaon" (CDP, 14--IV-3 et 15-III-2) ; "Chien d'Infidèles" à l'adresse des Dupondt (menacés d'être écorchés tout vifs) dans "Le Crabe aux pinces d'or" (CPO, 56-IV-2) !!!

(*) Ainsi, le "Sois le bienvenu, jeune étranger ... Et béni sois-tu d'avoir embrassé notre noble cause ! ..." par lequel le Sheik Bab El Ehr, croyant avoir affaire à un occidental "gauchiste", accueille Tintin en OR, 17-III-2 ... Pas question de "roumi" avant le retournement de situation ...

Et que dire de "l'accueil" de Patash Pasha dans la version originelle des "Cigares du Pharaon" (CDP, 35-I et II) :

1° "Ah ... ! Ah ... ! Voilà ce chien de chrétien ! ... Ces étrangers que je hais ... que je hais ! ..."
2° "Tous périront, entends-tu ? ... Tous ... Patrash Pasha te le dit ! ... Toi aussi tu mourras ! ... Les hommes du désert ne veulent plus d'étrangers chez eux ... Ils veulent être maîtres chez eux ! ... Est-ce que nous allons chez vous, nous ?" ;

Cet exorde, faisant montre d'une authentique xénophobie, d'une HAINE religieuse et de racisme, sera retiré dans la version finale ... On imagine le TOLLÉ qui se serait manifesté si Hergé l'avait laissé subsister ou seulement "édulcoré" ... Pourtant, le moins que l'on puisse dire est qu'il anticipait étonnement NOTRE Temps ... Entre autres "slogans", il suffit de méditer sur ce que postule à présent les sigles "NTM" et "NTF", utilisés en guise d'insultes et résonnant comme des menaces, les "hommes du désert" venant "chez nous" depuis lors par vagues successives ...
SuperMatt007mercredi 12 octobre 2016 à 15:41
Cette album est le plus important dans la Siri tentant car le capitaine Haddock entre en scène
+1
lerossignolmardi 15 septembre 2015 à 14:08
Un épisode évidemment "culte" du fait de l'apparition du Capitaine Haddock qui prendra au fil du temps une importance de plus en plus grandissante !
Symbole de cette indéfectible amitié qui deviendra "à la vie, à la mort", un petit détail dont je ne sais s'il a été relevé ici : lors de la mémorable crise de larmes du Capitaine en pensant à sa "pauvre vielle mère ", il n'y a en évidence qu'une bouteille et qu'un seul verre sur la table.
Or, lorsque 'Allan et ses complices font irruption dans la cabine et questionnent durement Haddock pour savoir où se cache Tintin, on voit bien en évidence...deux verres !!!!
Hasard ou pas ? Hergé a t-il voulu sous-entendre que notre héros aurait pour la seule et unique fois de sa vie accepté un verre de whisky comme pour sceller une sorte de pacte ????
+1
jacqueshervejeudi 4 juin 2015 à 15:12
On appréciera le personnage du Capitaine Haddock dans ce récit même à bord du Karaboudjan. Il fait preuve de sympathie en ne disant pas à Allan et à Jumbo que Tintin s'était réfugié sous le lit. Allan aura d'ailleurs du fil à retordre en voulant le faire parler mais en vain car à la vue des planches il croira que Tintin est retourné dans la cale.

Le Capitaine Haddock fera de même lorsqu'il est prisonnier à Bagghar au risque de recevoir des coups de bâton supplémentaires de ne pas révéler où se trouve Tintin.

On aime aussi le décor marocain très bien maîtrisé dans cet album. On peut supposer que la ville de Tanger ait servi de modèle.
antony001vendredi 17 avril 2015 à 15:46
c'est mon préféré de livre tintin!...il est trop cool!!!
+2
nicnolmardi 24 mars 2015 à 12:35
@marcchalet : cette "Dame blanche" est une référence hergéenne directe à l'opéra-comique éponyme de Boeldieu, livret de Scribe, d'après Walter Scott ... Entité mystérieuse du château des comtes d'Avenel et, pour les paysans du coin, esprit protecteur de la famille d'Avenel et de la localité attenante située "quelque part" dans les montagnes d'Ecosse (la composition de "L'Île Noire" est toute récente) ...

L'air que, saoulé par les vapeurs du vin, ânonne un Tintin affaissé sur les marches de la cave (Haddock pour sa part entonnant la tyrolienne après avoir tonitrué "Je suis le roi de la Montagne", sans-doute chanson de Casimir Meister sur des vers d'Ignace Baron !) est une ballade chantée à l'Acte I - Scène V évoquant la légende en question et dont on peut se demander à cette époque de la vie d'Hergé, époux de Germaine Kieckens et farouche adepte depuis ses années de scootisme du respect intangible de la parole donnée, jusqu'à quel point il convient de mesurer ce que pouvaient éveiller pour lui les deuxième et troisième strophes :

En tout lieu protégeant les belles,
Et de son sexe ayant pitié,
Quand les maris sont infidèles
Elle en avertit leur moitié !
Volage époux, coeur inconstant
Qui trahissez votre serment
Prenez garde !
La dame blanche vous regarde,
La dame blanche vous entend.

Sous ces voûtes, sous ces tourelles,
Pour éviter les feux du jour,
Parfois gentilles pastourelles,
Redisent doux propos d'amour !
Vous qui parlez si tendrement,
Jeune fillette, jeune amant,
Prenez garde !
La dame blanche vous regarde,
Le dame blanche vous entend.

Cette "Dame blanche" n'offre-t-elle pas aussi quelque analogie avec "Bianca" (Blanche) Castafiore, cette "dame", cantatrice de son état, rencontrée tout récemment par Tintin lors de l'Affaire du "Sceptre d'Ottokar" ... ?

Singulier en tout cas que, pour un homme réputé ne pas apprécier le chant lyrique, apparaissent ces constantes références à l'opéra, à l'opéra comique et/ou opérette !!! Car, outre l'éternel "Air des Bijoux" du "Faust" de Gounod (apparaissant pour la première fois dans "Le Sceptre d'Ottokar" et hantant obsessionnellement plusieurs albums), on en trouve plusieurs tout le long des albums :

1° "Sur la mer calmée" ("Un bel dì vedremo") : "Madame Butterfly", de Giacomo Puccini dans "Les Cigares du Pharaon" (Philémon Siclone) ;
2° "Non, mes yeux ne te verront plus..." : "L'art la splendeur mortelle" de l'opéra "Benvenuto Cellini", d'Eugène Diaz toujours dans "Les Cigares du Pharaon" (Philémon Siclone) ;
3° "Toréador, en ga-a-a-arde! Toréador Toréador Toréador et trala-la-la-la la la la la un oeil noir te regaaaaaaarde" : "Air du Toréador" de l'opéra "Carmen" de Georges Bizet dans "L'Oreille Cassée" (le conservateur du musée ethnographique) ;
4° la GENIALE contrepèterie entre Tino Rossi, "chanteur de charme", et un certain "Rino Tossi" tenant le rôle de Boris Godounov (allusion à l'opéra "Boris Goudounov" de Modeste Moussorgski), mentionné ironiquement par le biais d'une publicité affichée sur un kiosque que vient de heurter le capitaine dans "Le Trésor de Rackham le Rouge" ... En fait, ladite affiche figurant en biais, n'est offerte qu'au lecteur, l'attention du capitaine étant fixée, en forme de "point d'orgue" de l'article du journal "La Dépêche" qu'il vient de lire, par le slogan publicitaire "Les informations de la Dépêche sont des informations qui frappent" (TRR, 2-II-3 et III-1, 2) ... Soit la convocation et l'expression de deux formes d'humour hergéen (direct - La Dépêche" - et indirect - "Rino Tossi" -), le second anticipant et contrepointant le premier !!!

Le burlesque convoqué par cette contrepèterie est TRIPLE :

a) en le contraste entre un artiste lyrique et Tino Rossi qui, certes, ne devait pas son succès à la puissance de son organe (c'est plus que jamais le cas de nos jours, des milliers de pseudo "artistes", "Stars" dérisoires aux "voix" fluettes ou éraillées atificiellement répercutées par les formidables moyens électroniques d'amplification !) ;
b) en la tessiture des voix (basse profonde pour le supposé "Rino Tossi" et ténor très léger pour Tino Rossi) ;
c) en le contraste suggéré par la voix "chaude", méditerranéenne, de Tino Rossi et, en dépit d'un patronyme à consonance italienne, ce "Rino Tossi" censé assumer le rôle terriblement exigeant de Boris Godounov, nécessitant une sonorité et une couleur de "basse russe" ;
Burlesque qui pourrait bien signifier une allusion secrète au peu de cas que faisait Hergé (à l'instar d'un Montherlant parlant, dans son "L'équinoxe de Septembre", d'une "France rendue à la belote et à Tino Rossi" après "Munich 1938") pour le "chanteur de charme" en question ... ;

5° "Ninon qu'il est doux de valser avec vous" : chanson écrite par Jean Daris (Ninon, je vous aime) sur l'air de la valse viennoise Gold und Silber (L'or et l'argent) de Franz Lehár, compositeur autrichien d'opérettes (Tintin, entraînant dans la valse Tournesol sous le regard ébahi du capitaine Haddock dans "Le Trésor de Rackham le Rouge") ;
6° auto-assimilation d'Haddock avec un pseudo "virtuose Haddockskoff" dans "Objectif Lune" (après avoir entonné "l'Air des Bijoux" !) ;
7° allusion directe (et humoristique) à "Avant de mourir" : sérénade de Georges Boulanger (de son vrai nom Ghiță Bulencea, compositeur roumain de musiques de films, musique légère et musique de variété) retransmise par "Radio Klow" avec l'orchestre "Tani Scala" dans "On a marché sur la Lune" (remarquons que Haddock assure aux Dupondt pleurnichards, que la musique, "cela donne du cœur au ventre" ...) ;
8° nouvelle allusion à l'opéra "Madame Butterfly" par la Castafiore, parlant du "ténor" ayant prétendument "laissé sa casquette" (en réalité, celle de Haddock) pour tromper la vigilance du colonel Sponsz dans "L'Affaire Tournesol" ;
9° en dépit de son aversion (ou sa peur ?) pour la Castafiore, Haddock "remet cela" au début des "Bijoux de la Castafiore", parlant de "ce cher Rossignol milanais" et entonnant "L'Air des Bijoux" ;
10° mention, dans le même album, de plusieurs auteurs d'opéras (Rossini, Puccini, Verdi, Gounid - pardon Gounod - !) puis, de "La Gazza Ladra", opéra de Gioacchino Rossini, la première œuvre sérieuse composée après "La Cenerentola" ... Cette dernière mention représente le moyen scénaristique employé par Hergé pour résoudre "l'énigme" de la disparition de l'émeraude ;

Ce, sans compter maintes références à des chants populaires dont les célébrissimes "Le Soleil a rendez-vous avec la Lune" de Charles Trénet dans "Le Temple du Soleil" que SURPASSE en fait de comique hergéen, "Boum, quand vot' moteur fait boum", parodie du "Boum, quand votre cœur fait boum" du même Trénet dans "Tintin au pays de l'or noir" !!!
+3
nicnolvendredi 26 décembre 2014 à 19:41
S'agissant des "insultes" du capitaine Haddock, on ne peut que déplorer le fait qu'Hergé ait été obligé de s'auto censurer en supprimant carrément toute allusion à un prétendu "racisme" latent supposé s'exprimer à travers la logorrhée haddockienne ... et condamner sans ambages l'inquisition des activistes "droit-de-l'hommistes" des diverses "associations" faisant profession de "lutte" contre le prétendu "racisme" et la prétendue "xénophobie" du génial créateur de Tintin !!!

Que trouve-t-on, en effet, dans "Le Crabe aux pinces d'or" en fait de "preuves" alimentant l'accusation de "racisme" et de "xénophobie" imputée à Hergé par ces "inquisiteurs" d'un nouveau genre et qui, pour paraphraser Albert Camus, ne font que placer leur fauteuil dans le sens non pas de l'Histoire mais ... de "l'éternel présent" ?

a) le marin noir chargé de surveiller le hublot dans la cabine du capitaine Haddock, qui se fait surprendre par Tintin puis molester par Allan. Dans la version définitive, il remplacé par un Blanc (CPO, 18-II-3) ;
b) un marin juif (on le reconnaît à la kippa, cette calotte portée traditionnellement par les Juifs pratiquants), subit le même sort, un instant plus tard ;
c) la présence d'un colosse également noir (dans la version originale tout au moins car, dans la version colorée, il s'agira d'un Maghrébin -) bastonnant copieusement le capitaine Haddock ligoté, incapable de se défendre autrement qu'en hurlant ;
d) le torrent d'injures et de malédictions que Haddock, armé d'une bouteille de vin, adresse à son bourreau quelques temps après ... Soit :

"Moricaud ! ... Anthracite ! ... Noix de Coco ! ... Zouave ! ... Cannibale ! ..." ... que suivent aussitôt "Anthropopithèque" ! ... Commerce Noir ! ..." puis, au moment où ils surgissent du souterrain, sous les yeux d'Omar Ben Salaad et des Dupondt interloqués : "Paltoquet ! ... Anacoluthe ! ... Invertébré ! ... Jus de réglisse ! ..." et que concluent, sur le port : "Canaille" ! ... "Vampire ! ..." ... avant que l'officier de police éteigne cette débauche d'épithètes par un coup de matraque !!!

En quoi consiste cette auto censure (aussi malheureuse que celle de "Coke en Stock") ? De même que pour le marin du Karaboudjan, en la mutation du bourreau (Noir puis Maghrébin) en un Blanc à la mine tout aussi patibulaire et en la suppression des injures offrant quelque analogie avec la négritude et que remplacent d'autres, exemptes de tout présupposé "raciste" ... Cette suppression autorise dès lors l'élimination de "Il faut arrêter ce nègre" et l'adoption d'un TRES pauvrement commun "Il faut arrêter cet homme" ...

D'où, aussi, la disparition définitive, sans autre forme de procès (c'est le cas de le dire !) de "Moricaud ! ... Anthracite ! ... Cannibale ! ... Commerce Noir ! ..." et l'adoption de "Emplâtre ! ... Doryphore ! ... Iconoclaste ! ...Ectoplasme ! ..." ... Soit, l'atténuation d'un crescendo AUDITIF, clé de l'élément COMIQUE, à l'efficacité si EVIDENTE dans la fameuse case de la fuite des Berabers ("miraculeux" que ces derniers n'aient pas été remplacés par quelque bande d'irréguliers ou déserteurs Blancs ... -) ... sans compter une perte dans la dimension CARICATURALE propre à la bande dessinée, dans le graphisme comme dans le script !!! Cette importance du phénomène "AUDITIF" est rappelé par Hergé dans son interview par Numa Sadoul (in "Entretiens avec Hergé, p. 78) quand il affirme que "la sonorité est ce qui détermine le choix du vocabulaire de Haddock" ...

Il n'est que de déclamer silencieusement (de manière à activer la résonance dans l'oreille interne) puis, tout haut, la litanie originelle et ensuite, de procéder de la même manière avec celle, "corrigée", pour se convaincre de la saveur de l'efficacité COMIQUE de la première et de la chute malheureuse au sein d'une authentique "Steigerung" (vocable allemand signifiant notamment "exacerbation", "enchérissement") sonore dans la seconde !!!

Voilà où mène l'IMBECILLITE de la CENSURE !!! Et constatons qu'Hergé associe désormais la violence et le mal non plus à un groupe ethnique extérieur (qu'il soit noir ou maghrébin) mais à son propre groupe ethnique blanc ... chargé de toute la responsabilité des "malheurs" supposés des ethnies allochtones ... lors qu'il serait urgemment temps de s'aviser (voire de rappeler ou - bien plus probablement ! - d'apprendre) que, bien avant le "commerce triangulaire" européen vers les Amériques, les Arabes et autres Barbaresques pratiquaient le "Commerce Noir" aux dépens des Africains ET la très lucrative traite des Blancs en Méditerranée !!!
omri guezmardi 16 décembre 2014 à 13:09
Merci
seb20005vendredi 18 avril 2014 à 07:51
Superbe album! C'est mon préféré tout simplement parce que c'est dans cet album qu'apparaît le capitaine haddock, et je trouve qu'il apporte un touche d'humour qui manquait.
jacqueshervedimanche 25 août 2013 à 12:55
L'idée de faire apparaître un capitaine dans l'univers de Tintin avait été pensée dès "Tintin au pays de l'Or Noir'' qui devait prendre le relais du Sceptre d'Ottokar. Une partie du récit fut écrite avant d'être repris en 1948. C'est pour cela qu'on voit apparaître un capitaine dans "Au Pays de l'Or Noir". Les capitaines de navire dans la version originale des Cigares du Pharaon auront servi pour mettre au point le personnage Allan vu que ceux-ci effectuaient du trafic en tous genres !
tintinspiderdimanche 25 août 2013 à 11:06
le crabe aux pinces d'or est l'un de mes preferes.
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