Vol 714 pour Sydney
5 questions
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Question n°1/5
Quel est le prénom du steward de monsieur Carreidas ?
Gino
Pino
Pietro
Question n°2/5
Pendant combien de temps Haddock promet-il de ne plus boire de Whisky ?
Pendant 3 jours
Pendant 6 jours
Pendant 9 jours
Question n°3/5
Dans quelle île se pose l'avion volé à monsieur Carreidas ?
Dans l'île de Java
Dans l'île de Pulau-Pulau Bompa
Dans l'île de Sumatra
Question n°4/5
En quelle année est né monsieur Carreidas ?
En 1924
En 1841
En 1899
Question n°5/5
Comment Séraphin Lampion surnomme-t-il Tintin ?
Riquet à la houppe
Le petit reporter
L'homme à la houppe
VOL 714 POUR SYDNEY
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Vos contributions (38) Contribuer
jacqueshervedimanche 9 juillet 2017 à 10:55
Allan Thompson aura été créé à partir de plusieurs modèles dont Hergé en personne. Si le personnage a remplacé le Captain anonyme du City of Doodlecastle lors de la modernisation et la mise en couleurs des Cigares du Pharaon, il s'en inspire largement ! Le capitaine du boutre qui n'est autre que Henri de Montfreid pourrait avoir aussi servi de modèle. Cependant le Captain anonyme reste le personnage qui se rapproche le plus du personnage d'Allan qui fait partie des personnages méchants récurrents que je préfère en raison de sa façon de parler !
allantjeudi 30 mars 2017 à 17:34
Il est un personnage dont on ignore encore de qui il a été inspiré.... ce cher filou d'Allan... Mais en revoyant la petite case avec Rasta, il me semble évident que les acteurs Jean Lefèbvre et Lino Ventura aient servi d'inspiration.... :-)
+1
hubertvanhdimanche 8 janvier 2017 à 12:34
Il faut quand même mentionner les ennuis du capitaine avec un vieux camarade: le sparadrap...
Sparadrap qui avait donné lieux au plus long "runing gag" dans l'affaire Tournesol.
Ici 3 cases du grimaçant capitaine essayant de se débarrasser du collant intrus. Dont 1 case ou sans le voir on comprend que le combat silencieux est toujours en cours sans le voir, une réponse à Tintin des plus clair, "j'arrive, j'arrive". L'affaire se termine par un commentaire entendu du capitaine "je...j'ai eu des ennuis avec un bout de sparadrap ...vous voyez ce que je veux dire...". Nous voyons très bien...
+1
jacqueshervemercredi 14 septembre 2016 à 14:27
Notons aussi quelques similitudes avec Lazlo Carreidas et Balthazar Picsou /Scrooge McDuck.
jacqueshervemercredi 14 septembre 2016 à 14:18
Il existe un autre personnage qui pourrait avoir servi de modèle pour créer monsieur Carreidas même si le modèle principal reste Marcel Dassault : le père de Bicot (Perry Winckle de Martin Branner) où on note quelques similitudes. Hergé pourrait avoir lu Bicot.
citelistcllundi 18 avril 2016 à 00:18
Un album que j'ai aimé quelques années plus tôt ‚ car étant un petit passionné d'aviation ‚ mais qui est passé 11 ou 12ème de mon classement (sur 21).
Hergé a déjà inventé le jet privé du futur ‚ la réponse est oui.Sauf que évidemment les cockpits vont changer.
Il a aussi inventé le premier avion de passagers supersonique. (Le Concorde prendra son envol en 1969 et sera mis en service en 1976)
+1
jacqueshervevendredi 8 avril 2016 à 21:39
On note parmi les méchants de l'album un personnage très réussi : Spalding.

En effet, on admire son fair play britannique, son élégance et sa présentation très soignée. Le capitaine croit qu'il s'agit de Mr Carreidas et est loin de penser que l'homme à qui il a glissé un billet croyant qu'il s'agisse d'un pauvre soit en réalité le
Milliardaire Carreidas en personne.

Notons que le radio Hans Boehm dispose des traits qui sont voisins de ceux de Hergé et on remarquera aussi d'autres personnages faisant penser à l'auteur, que ce soit Marc Charlet dans les 7 boules de cristal ou en partie Jorgen Boris, le complice de Wolff.
osbornlundi 4 avril 2016 à 19:33
Une production qui est sous-estimée selon moi. Les personnages sont tous dépassés par la situation, l'ambiance est oppressante. L'éruption finale correspond parfaitement au contenu de l'album.
+1
kingping24dimanche 28 février 2016 à 13:59
Un super livre !
+3
marechamercredi 30 décembre 2015 à 12:11
Lire à ce sujet le remarquable livre de BERTRAND PORTEVIN :
"le monde secret d'Hergé"
remarquable analyse, et drôle et profonde !!
+1
jacqueshervejeudi 5 novembre 2015 à 18:33
On notera chez Paolo Colombani un personnage qui déteste les animaux et qui n'hésite pas à ordonner la mise à mort de Milou . Avec le mot Sale cabot prononcé au début du récit il renvoie déja une image négative.
+2
nicnolsamedi 10 octobre 2015 à 15:35
Considérons la seconde TRES GROSSE colère de Tournesol dans "Vol 714 pour Sydney" ... Elle surpasse même celle d'Objectif Lune en ce que c'est la SEULE fois où l'on voit Tryphon recourir à la voie de fait (VPS, 49-III et IV), même si elle a pour origine une énième confusion aphasique ... J'avoue être RAVI "d'entendre" ce SALAUD de Carreidas s'en prendre PLEIN LA GUEULE :

"PIF - BAF - POF - FLAP - VLOP" que suivent "VLAF - PAF - POF", le tout constellé de GROSSES étoiles rouges, de petites noires et sonorisé par un "HARGN" !!!

L'ire tournesolienne exprime éloquemment - c'est le moins que l'on puisse dire ! - la certitude que Tryphon, littéralement fou de RAGE, "exterminerait" Carreidas s'il n'était pas maîtrisé - et avec quelle difficulté ! - par Tintin et Haddock et démontre que, de fait, en "athlète complet" (cfr, "l'insulte" que lui décochait Haddock - TRR, 52-III-4 -), il a pratiqué "tous les sports" ... "sans oublier les sports de combat : la lutte, la boxe anglaise et la boxe française, c'est-à-dire la savate" (VPS, 7-I-1 et 2) !!! Carreidas aurait été bien avisé de s'en souvenir ... qui se payait le portrait du professeur après sa "démonstration" totalement manquée du "coup de pied de figure", sa "grande spécialité" (VPS, 7-II-1,2, 3a,b,c) ...

Combien regrettable qu'une pareille rossée ne se produise jamais dans la vie réelle .. aux dépens de quelque "Carreidas" du FMI, de la BCE ou de la "Commission européenne" ...
+3
jacqueshervelundi 11 mai 2015 à 20:59
Un bon album mais un récit trop court. Notons que Hergé avait pensé à l'écriture de cet album de mettre au point un scénario où tout se passerait dans un aéroport. La première partie de Vol 714 semble aller dans cette direction jusqu'à ce que nos amis montent à bord du jet de Mr Carreidas.

On note en plus de Mr Carreidas des personnages assez recherchés comme Spalding avec son élégance , son "look" "so british" et son allure de gentil contrastant avec son statut de bandit et le Dr Krollspell avec son allure étrange et son lourd passé qui finira par se ranger du côté de Tintin et de nos amis en les aidant à fuir leurs ennemis.

Mik Edzanitoff n'est autre que Jacques Bergier qui se charge de clôturer le récit et à sauver nos amis à la fois des bandits et du volcan en éruption.

Du côté des aviateurs secondant Szut, j'ai tendance à moins aimer Paolo Colombani qui renvoie une très mauvaise image à nos amis.

N'oublions pas non plus Hans Boehm qui fait penser à la fois à Jorgen Boris et à Hergé.
+2
antony001lundi 2 mars 2015 à 18:24
Laszlo Carreidas est cool avec son avion est son "Sani Cola" ....
+5
nicnollundi 2 mars 2015 à 14:05
"Vol 714 pour Sydney" exprime aussi, pour la première fois depuis "Le Temple du Soleil" (auquel maintes allusions le rattachent), le retour de la transcendance dans l'oeuvre d'Hergé … Autant ce dernier semblait exalter le rationnel sur le religieux (replié dans l’enceinte du "Temple" et/mais exerçant une emprise occulte sur la société péruvienne), que l’optimisme et l’idéalisme de la Science étaient à l’apogée dans l’aventure lunaire (Tournesol le dit très nettement : "il va de soi que ces recherches sont exclusivement orientées dans un sens humanitaire" - OL, 9-II-3) avant que ses applications militaires, en leur périlleux potentiel, ne soient soumis au crible de la critique hergéo-tournesolienne dans "L’Affaire Tournesol", autant "Vol 714", rendant compte des limites de la Science et de la dégradation de ses "valeurs" en des applications technologiques bassement commerciales (Lazlo Carreidas en apparaît comme l’incarnation), restaure la réalité d’un passé religieux et de traditions antérieures de milliers d’années aux "certitudes" du rationalisme et à ce titre méprisés, selon la terminologie comtienne, en tant que d’espèce "théologique" et "métaphysique" !

Au-dessus de cet univers terrestre où les "vérités" de la Science ne sont désormais plus que "relatives", Hergé suggère l’existence d’un autre univers, inaccessible pour les humains, peuplé d’êtres mystérieux visitant la Terre depuis des millénaires. En témoigne, le temple dont les patriotes sondonésiens, tout "révolutionnaires" qu’ils soient, se refusent, à la vue d’un signe sacré ranimant des croyances ancestrales enfouies, à en violer l’accès ... attitude que des Occidentaux comme Rastapopulos ou Allan considèrent comme de la "superstition", - VPS, 41-I-2 et II-1 - (c'est que la "foi" révolutionnaire, terrestre, est une forme dégradée de la Foi religieuse). Aussi, les représentations des "dieux" descendus du ciel sur "chars de feu" (VPS, 47-III-3 et IV-1) et les statues ... autant de traces laissées par les hommes qui accordaient à ces êtres supérieurs une essence divine. Le temple, désormais déserté pour une raison inconnue , l’île a perdu sa dimension sacrée (faut-il y voir une analogie avec "l'île du chevalier de Hadoque" ?) et est devenue le lieu d’affrontements guerriers (ce dont témoignent la présence d’épaves et de bunkers japonais). Dès lors, ces êtres ne se montrent plus, observent, peut-être avec inquiétude, les "progrès" terriens et sont, sans doute depuis peu de temps, en relation avec quelques "initiés" (entre autres, Mik Ezdanitoff dont le rôle consiste à "tenir les extra-terrestres au courant des activités humaines dans tous domaines" VPS, 45-III-1).

Géniale métaphore, ces "extraterrestres" relèvent d’une dimension supérieure, "métaphysique", à l’humanité, à laquelle le catholique inconditionnel Hergé, ayant progressivement glissé dans une auto-liberté de pensée en matière de religion, n’a cependant jamais cessé de croire. Dimension qu’exprime en la "gémellité" des statues des "dieux" au sourire énigmatique et aux yeux mi-clos dont le regard est figé dans la pierre, la singulière couverture de l’album, chef d’œuvre d’immémorialité rendant compte d’une cosmogonie archaïque, sacrée, devenue impénétrable à l’Occident rationaliste, voire même nié ! Et parce que le Temps de la renaissance métaphysique n’est pas encore venu, les hommes, à la suite de Nietzsche, ayant décrété la "Mort de Dieu", Mik Ezdanitoff, sur ordre de ces invisibles "extraterrestres", plonge les "Bons" dans une amnésie qui n’en est pas tout à fait une, Tintin et Haddock ayant souvenance "de masques grimaçants, de souterrains où régnait une chaleur suffocante" (VPS, 60-IV-1) et les sépare des "Méchants" dont le sort est inconnu … Manichéisme indéchiffrable présentant cependant une analogie d’ordre encore "terrestre" avec le prophétisme du "Jugement dernier" : significativement, Krollspell, qui s’était séparé des "Méchants", est de nouveau intégré à eux et sera le seul d’entre eux dont nous, lecteurs, aurons des nouvelles tandis que Carreidas, présentant des traits crapuleux équivalents avec ceux de Rastapopoulos, "doit" demeurer, par la force des choses, parmi les "Bons".

Seul être réellement innocent et qui pourrait témoigner, Milou, enfermé dans son essence canine, ne peut que "penser" : "Ah ! si je pouvais raconter tout ce que j’ai vu ! … Mais on ne me croirait pas". (VPS, 62-III-1).

Cette évocation directe des mythes des origines en ces cosmogonies archaïques de la création de la Terre et de l’humanité dont témoignent les traditions des peuples anciens de tous lieux et les prétendues "légendes" qui décrivent les grands anciens et des êtres supérieurs qui créèrent l’humanité ou lui apportèrent le "coup de pouce" nécessaire pour lui faire franchir un stade décisif dans son évolution, se situe en parenté avec "L’Énigme de l'Atlantide" d'Edgar P. Jacobs, antérieur à "Vol 714" et annonce un autre "Bob Morane" intitulé "La prison de l’Ombre Jaune" paru en 1973 …
+5
nicnoljeudi 26 février 2015 à 16:18
Album INJUSTEMENT décrié, "Vol 714 pour Sydney", ce "retour à l’aventure" après "l'immobilisme" des "Bijoux", ouvre, à mon sens, la dernière période de la création hergéenne dénonçant, sur un ton de plus en plus doux-amer, la corruption de "l’univers Lampion" (voir l’analyse remarquable que fait de cette expression Jean-Marie Apostolidès), ce miroir, cette métaphore, en la cosmologie tintinienne, du "monde occidental" en tant que ses fausses valeurs commençaient à apparaître en 1966, époque de la composition de l’album (et désormais devenues RÉALITÉ pour nous) … Suivront "Tintin et les Picaros" ET "Tintin et l'Alph Art" ... Car le fatal inachèvement de ce dernier n'empêche nullement d’estimer qu’il faille le considérer comme contenant potentiellement des éléments d'une telle richesse qu'il aurait marqué une date dans l'oeuvre d'Hergé comme dans l'histoire du 9ème Art : la propagation à tous égards de ces fausses valeurs polluantes et leur contamination en nos sociétés occidentales, alors à l’apogée des prétendues "30 Glorieuses" …

Ces fausses valeurs, célébrées alors comme des "promesses" de "libération" (lors qu’elles ne sont que des artifices ou des moyens d’abrutissement que le burlesque officiant désormais en tant que "signature" d’Hergé dissimule habilement), abondent :

1° le "gag" significatif du "Sani-Cola" (jeu de mot en même temps que métaphore hergéenne de l’étatsunien "Coca-Cola", ce "pétrole", cet authentique poison apparu en Europe dès 1919 et dont se gavent des générations de "jeunes" et de "moins jeunes"), censé être "une boisson très saine à la chlorophylle" (dixit Carreidas - VPS, 5-I-2 - lequel y possède de solides "intérêts") lors qu’il s’agit d’un breuvage frelaté, "industriel", capable de brûler en quelques minutes (voire secondes) une plante ornementale en pleine santé (VPS, p. 7) ;

2° celui de la partie de "combat naval", à l'origine de "l’invitation" de nos héros de prendre place à bord du "Carreidas 160" (et donc à la source de toute l’aventure), en fait, occasion pour Lazlo Carreidas de satisfaire les pulsions de son minable ego en réduisant en miettes le capitaine Haddock au cours d’une partie truquée par le biais d’un artifice technique, un système de télévision opérant en circuit fermé : nouvelle métaphore hergéenne dénonçant la dégradation de la "Science", naguère triomphante dans l’aventure lunaire, en ses applications technologiques et/ou commerciales … Soit, la distance entre Tournesol, héros de l’aventure lunaire, s'autocensurant en sacrifiant sa découverte dans "L’Affaire Tournesol", et Carreidas, l’ingénieur-milliardaire (créé à partir de l'ingénieur Marcel Dassault) ayant "fait fortune" à partir de la dégradation des "valeurs" de la Science ;

3° la singulière "compétition" entre les deux "génies du Mal", Rastapopoulos et Carreidas, par la "vertu" d'un "sérum de vérité", création du Dr Krollspel, ex nazi "repenti", directeur d’un hôpital psychiatrique … Soit la confrontation, en des destins parallèles, de Rastapopoulos, ex membre de la "gentry", autrefois fréquenté par un vain aréopage d’aristos (voir "Coke en Stock") et désormais déclassé (pour combien de temps ?) et Carreidas , persona grata se révélant n’être en fait qu’une tout aussi infecte ordure, nouveau "Docteur Faust" ayant vendu son âme au Diable pour en obtenir des profits uniquement matériels, accidentellement inséré (par la force des choses !) dans le camp du "Bien" … Nous trouvons, ici associées, deux idoles modernes : la "Science", DÉGRADÉE, et le Capitalisme, POURRI … Significatif, le fait qu'il faille bâillonner Carreidas pendant une partie du récit (p. 33 à 46) ... ce qui épargne à son entourage, sérum de vérité ou pas, d'être importuné par SES valeurs pourries ... Et quand on le libère, il ne tarde pas à se faire corriger d'importance par ... Tournesol, symbole du savant encore idéaliste, mesurant les limites entre le "Bien "et le "Mal" et s'étant arrêté dès lors sur le seuil de la dégradation ... ;

4° les illusions nourries tant par les complices de Rastapopoulos (Spalding, secrétaire de Carreidas, si malmené par son patron, le pilote Colombani, brutalisant d'entrée de "jeu" Milou, le radio Hans Boehm, dissimulant son regard derrière d'épaisses lunettes noires et au faciès significativement barré d'une cicatrice, tous attirés par l’appât du gain) que par les "patriotes sondonésiens" dont l’idéalisme révolutionnaire est à ce point exalté par de fausses assurances (VPS, 31-III-2) qu’il en devient fanatisme ("Allons les gars, finissons-en avec ces ennemis de votre patrie." - VPS, 37-IV-3) … De nos jours, on appelle cela - à sens unique, bien sûr, conformément à la perspective et aux critères de la "géopolitique" étatsuno-occidentale - du "terrorisme" ;

5° l’hiatus entre les patriotes sondonésiens, "révolutionnaires", mais encore assez au fait des valeurs religieuses ancestrales pour se refuser à violer l’entrée du temple des "dieux venus du ciel sur leurs chars de feu" et les "occidentaux" (nos héros, obéissant à un appel intérieur, ne pouvant se garder cependant d'un scepticisme "rationaliste" mais aussi - et surtout - Rastapopoulos et ses complices -, méprisant superbement ce qui, pour eux, n’est que "lâcheté" (VPS, 41-II-1 et 2) ;

Couronnant le tout, si l'on peut dire, l'émission télévisée finale, "à des milliers de kilomètres de là" (VPS, 60-I-1). Apparaît alors, dans sa sinistre fatuité, Séraphin Lampion flanqué de sa minable famille ... Quintessence de l'occidental ignare ("le téléspectateur moyen" nous dit significativement le résumé de la version originale parue dans le journal Tintin) mais se permettant, "droit démocratique" oblige, d'avoir un avis sur tout et SURTOUT à propos de ce qu'il IGNORE (de nos jours, on appelle cela la "liberté d'expression" ...). Lampion se fout de tout, doute de tout, incapable qu’il est de répondre à l'énigme posée par le témoignage de Tournesol (ici, nous retrouvons le VRAI scientifique, acceptant plutôt que de la nier la possibilité de l’existence d’un "invisible" qu'il ne saurait expliquer de manière "rationnelle") et se gaussant de l’infirmité auditive de "Tournedisque" (VPS, 61-II-2) ... Manière GÉNIALE pour Hergé de dénoncer la suffisance de l’occidental lambda …

Le seul qui, en fait, possède gratuitement de la sagesse, c'est, en définitive, ... MILOU ... incapable de parler et que, de toutes manières, on ne croirait pas (VPS, 62-III-1) !!!

"Vol 714 pour Sydney", en l'amnésie générale collective et conclusive, me fait invinciblement penser au 100ème Bob Morane, "Commando Épouvante", écrit par Henri Vernes en 1970, dont les héros ont en fait "rêvé" leur aventure … à partir de la programmation d’un ordinateur …
+6
darkfullmercredi 31 décembre 2014 à 06:58
Etant interessé par l'ufologie c'est pour moi le meilleur Tintin!
jeanmachinmercredi 3 décembre 2014 à 00:10
Le Tintin le plus apocalyptique, du lourd avec le jet futuriste, le volcan, les extraterrestres, le superbe "concours" des génies du mal.

Dans Tintin et l'Alph'Art, Hergé avait apparemment prévu de faire réapparaître Rastapopoulos en malfaiteur. Les extraterrestres qui avaient embarqué sous hypnose les forcenés du crime sur leur soucoupe n'ont, malgré leur savoir très en avance sur le nôtre, rien trouvé de mieux que de ramener un Rastapopoulos tel qu'on l'a toujours connu !!

La figure de Carreidas me fait penser à celle du Truand joué pour Sergio Leone par Elie Wallach : deux figures de rebelles marginaux, justement rudoyés.
nico87samedi 1 novembre 2014 à 08:08
Excellent . Beaucoup de suspense
francisturbodimanche 16 mars 2014 à 15:25
Dès le début de l'histoire du Boeing 777 de Malaysia Airlines, j'ai dit que voilà encore une fois, Hergé l'avait déjà prédit il y aura un détournement d'avion avec des circonstances identiques avec le Vol 714 pour Sydney. Le Boeing 777 de M.A se trouvera peut être sur l'une des îles de l'Océan Indien. Sacré Hergé!!!
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