L'Affaire Tournesol

Histoire

Une sensationnelle invention du professeur Tournesol commence par provoquer des catastrophes au château de Moulinsart : toutes les vitres volent en éclat, ainsi que la plupart des objets en verre! Malheureusement, cette trouvaille ne rejoindra pas le rayon des farces et attrapes. Des espions tentent de s'emparer de Tournesol pour lui soutirer ses plans. Il apparaît que les kidnappeurs sont des Bordures, éternels ennemis des Syldaves et bien décidés à transformer l'invention de Tournesol en arme de destruction massive.

Pour L'Affaire Tournesol, il utilise un vrai truc d'espion: le parapluie qui sert à cacher les microfilms de son invention dévastatrice. Vous souvenez-vous de la manière dont finissent les microfilms ? Rendez-vous dans L'Affaire Tournesol.

Une couverture... fracassée !

Alors que L'Affaire Tournesol paraît en feuilleton dans le Journal Tintin, Hergé suggère à son éditeur de recouvrir le dessin de couverture d'un plastique «de genre mica, à poser sur le dessin lui-même (...) ; en d'autres mots, un relief transparent donnant l'illusion du verre», précise-t-il dans une lettre du 11 janvier 1956. L'éditeur n'acceptera pas cette idée originale et le lecteur se contentera de la représentation graphique d'une vitre brisée.

Les tours de Manhattan en ligne de mire

En page 51 de l'album, on voit un dignitaire de l'armée bordure effectuer une démonstration de la force destructrice de l'invention de Tournesol. Sur un écran de télévision apparaissent les gratte-ciel d'une ville de style très américain.

C'est ce site emblématique qui est visé par les agresseurs bordures. Comment ne pas y voir la prémonition d'un autre attentat, le 11 septembre 2001, qui voulait également marquer les esprits ? Décidément, l'histoire replace les plats  -  seule change la sauce...

Un gag adhésif ...

À la suite de l'explosion de la maison du professeur Topolino, le capitaine Haddock, blessé, se retrouve affublé de plusieurs sparadraps, dont un sur l'arête du nez. C'est l'amorce du plus long running gag (plaisanterie récurrente, en français) de l'œuvre d'Hergé. Non seulement, en page 45, le «petit sparadrap» voyage dans pas moins de 17 cases (au total, la page en compte 24 !), mais il réapparaît à la page 46 (8 cases). Après son épopée suisse, le vaillant bout de tissu collant est transféré en Bordurie, à la page 47 (4 cases), avant de ressurgir une dernière fois, en page 49.

... et une personne tout à fait collante

Il a failli s'appeler Crampon. Il est devenu Lampion. C'est en page 5 de l'album que Séraphin Lampion fait irruption au château de Moulinsart. Il se fera un point d'honneur à empoisonner la vie du capitaine Haddock et de son entourage. Lampion représente à peu près tout ce que n'appréciait pas Hergé chez un être humain : une familiarité exagérée, un éternel sans-gêne, l'art de s'imposer.

Et la pleutrerie : c'est une rumeur à propos d'une épidémie de scarlatine qui fera fuir (enfin !) Lampion et sa famille. Autre clin d'œil d'Hergé : le nom du professeur Topolino, correspondant de Tournesol en Suisse, à Nyon. Topolino est le nom italien de... Mickey !

Le 412, le 421 ou le 431 ?

Quand il s'est installé, au début des années 1950, à Céroux-Mousty, en Brabant wallon (Belgique), Hergé se vit attribuer le numéro téléphonique 412. Lui-même gratifia le château de Moulinsart d'un numéro 421... et la boucherie Sanzot du 431.

Le dessinateur avait lui-même été la victime d'erreurs téléphoniques -  il s'en servit comme gag dans plusieurs albums. Mais le plus amusant reste qu'il y eut un vrai M. Albert Sanzot, qui était vraiment boucher : il tenait un commerce de viande de moutons à Watermael-Boitsfort, dans la banlieue bruxelloise où résidait Hergé dans les années 1930.

La clé d'un hôtel plein de souvenirs

À Genève, Tournesol, puis Tintin et Haddock se rendent à l'hôtel Cornavin. Depuis 1956, date de parution de l'album, cet établissement a connu beaucoup de rénovations, mais... il existe ! La chambre 122 (celle de Tournesol), située au quatrième étage, toujours dans l'album, a perdu sa numérotation.

Mais en raison de l'insistance des admirateurs d'Hergé, la direction de l'hôtel a décidé de redonner le chiffre 122 à une chambre. Belle initiative, sauf que la clé de la chambre 122 de l'hôtel Cornavin disparaît très régulièrement, emportée à titre de trophée par des fidèles de Tintin un peu trop fétichistes !

Nyon, ville historique !

La route qu'emprunte le taxi de Tintin pour se rendre chez le professeur Topolino, à Nyon, existe toujours. Elle a changé, mais en 1953, elle présentait bien le tracé que lui attribue Hergé. Aujourd'hui, il n'est plus aussi simple de précipiter un véhicule dans le lac Léman ( page 20) ! La villa du 57bis, route de Saint-Cergue, à Nyon, a récemment été mise en vente - et, en réalité, elle n'a jamais été éventrée par une explosion.

Les pompiers de Nyon conservent précieusement leur véhicule de secours qu'Hergé a représenté dans les moindres détails, alors qu'il réunissait la documentation sur place.

Des moustaches omniprésentes

À leur arrivée dans Szohôd (une déformation du bruxellois «zo-ot»: «fou, dingue»), capitale de la Bordurie, Tintin et Haddock sont logés à l'hôtel Sznôrr. Les lecteurs flamands et hollandais savent que «snor» désigne une moustache. La ville de Szohôd, est jalonnée de moustaches : statues, calandres des voitures officielles, etc - toutes, évocatrices du dictateur bordure, Pleksy-Gladz.

Il s'agit d'une allusion très claire au dirigeant soviétique, Iossif Dougachvili, dit Staline (en russe : «l'homme d'acier»), qui vécut de 1879 à 1953. En page 47 de L'Affaire Tournesol, l'attitude d'une statue de Pleksy-Gladz semble sortie de l'imagerie officielle de Staline.

L'ère des espions et des gadgets

Lorsque débute, en 1954, la parution de L'Affaire Tournesolen feuilleton dans le Journal Tintin, James Bond a un an. Le premier roman de Ian Fleming (1908  -  1964), Casino Royale, mettant en scène l'espion labellisé 007, est paru en 1953.

Il popularisera l'utilisation de gadgets dans le monde effervescent de l'espionnage en pleine guerre froide. Inutile de dire que Tournesol avait prévu l'avènement de «l'ère du gadget».

Vos contributions (44) Contribuer
nicnolmardi 3 septembre 2019 à 14:54
"Goutons" la manière géniale dont Hergé "prémédite" ses "clins d’œil" malicieux avant de les développer dans toute leur "plénitude" ... Il s'agit, en l'occurrence, du fameux gag du "sparadrap du capitaine Haddock", à ce point populaire qu'il a désormais accédé au "rang" émérite de locution nominale appliquée à toutes sortes de situations gênantes ... notamment dans le domaine de la politique !!! Son origine remonte à la brève hospitalisation de Tintin et du capitaine, commotionnés à la suite de l'attentat à la bombe perpétré par les agents bordure ayant détruit en grande partie la villa du professeur Topolino (dont, soit dit en passant, on ne connaît pas le sort) ... Tous deux sont porteurs de sparadraps en croix (Tintin sur la joue gauche, Haddock sur la joue droite - AT, 28-III-2 -), le capitaine étant nanti d'un autre, placé sur le nez ... Pour UNE fois (et une fois n'est pas coutume), "collectionnant" les chutes et autres accidents,il en porte une "trace" ...

La "préméditation" hergéenne a pour "victime" désignée le seul Haddock : dès la page 29, à l'exception de la première vignette, Tintin semble être débarrassé de son adhésif (tout au long des pages 29 et 30, est-ce intentionnel, Hergé nous le présente vu de dos, de trois-quarts arrière ou sur le côté droit) ... Pendant 16 pages, de la 29ème à la 44ème, Haddock conserve son sparadrap sur le nez sans que le lecteur y prête la moindre attention (le seul moment où cela aurait pu arriver se situe dans l'hélicoptère, au moment où un moustique se posant sur son appendice nasal, le capitaine s'envoie une giclée de fly-tox - AT, 31-III-3 et 4, a-b) ... Ce sparadrap apparaît particulièrement résistant puisque cette giclée d'insecticide, le bain forcé dans une mare d'eau (AT, 35-I-3) et le jet du lave-glace de Topolino (AT, 36-III-2b) ne suffisent pas à entamer son adhésion ... "Le lendemain matin" (AT, 42-II-1), Haddock, bien qu'il soit débarrassé de celui en croix qu'il portait à la joue droite, en est toujours porteur ... en dépit des "accidents de parcours" dont il est victime : il se prend les pieds dans les valises des espions bordures ... se cogne sur un réverbère, se prend la publicité des "lunettes Leclerc" en pleine tête et "s'échauffe" dans la cabine téléphonique (comme déjà, précédemment, dans l'hélicoptère) à l'audition des élucubrations de ce casse-pied de Lampion !!!

Là s'arrête la phase "préméditation" ... Reconnaissons que rien, absolument rien n'a contribué à attirer notre attention sur ce fameux sparadrap ... La phase "active" peut alors entrer en jeu et elle va nous mener, en une série de péripéties burlesques, du car de la Swissair à l'hôtel Sznôrr en passant par le vol de l'avion, de 13 heures 40' à 16 heures 30', et l'arrivée à l'aéroport de Szohôd !!! Parti du nez du capitaine, passant par divers "intermédiaires", il reviendra à "l'envoyeur", en l'occurrence, son coude gauche (AT, 49-II-2), au restaurant de l'hôtel où Hergé en prend (et nous en fait prendre !) définitivement "congé" ... on ne sait comment ...
+1
chouchou44vendredi 5 avril 2019 à 13:41
@ Web, pour info...
Magnifique album, histoire passionnante !
Les commentaires sur cet album et développés ici, sont forts pertinents.
Une petite erreur, rare sur ce site et qui mérite d'être corrigée :
c'est un extrait du dessin animé "Coke en Stock" qui accompagne cette page !
+4
nicnollundi 1 avril 2019 à 13:12
Nos amis cjnny et thommois me posent une question relativement à la morale et le rapport entre le Bien et le Mal dans "L'Affaire Tournesol" ... Question d'importance, "L'Affaire Tournesol" introduisant, selon le pertinent jugement de Jean-Marie Apostolidès, la dernière période des aventures de Tintin, celle "d'un monde de trafics sordides, où la violence impose sa loi, qui n'a plus rien de mystérieux. L'initiation est achevée, l'enquête policière prend le dessus sur la quête mystique, le quantitatif l'emporte sur le qualitatif". UN SEUL album échappe à cette "dernière période", "Tintin au Tibet", cet hymne à l'Amitié, au Dévouement, ce moment d'extase et de grâce sublimant une période de crise pour Hergé.

"L'Affaire Tournesol" ... allégorie de la "guerre froide", entre "l'Est" et "l'Ouest", du combat entre deux systèmes absolument incompatibles imprégnant déjà le double album lunaire sous les espèces de cette mystérieuse organisation qui, tentant de s'emparer des secrets de la "XFLR6" puis de la fusée lunaire, relève à la fois des "valeurs" des deux "Blocs" issus de la Seconde guerre mondiale (c'est bien pour cela que Hergé ne se prononce pas relativement au "Système" dont elle relève). "Tournesol décolle" a-t-on pu écrire s'agissant de ce double album ... mais ... "dans un sens humanitaire ... Pas question de fabriquer ici des bombes atomiques" (OL, 9-II-3). Dans "L'Affaire", le seul album se référant à son nom, Tournesol est placé en un centre que suggère la page de garde le montrant vu de dos, une valise à la main, le parapluie dans l'autre, en route vers la gare de Moulinsart au sein d'une nature paisible ... animant à son corps défendant un débat manichéen ainsi que nous ne tardons pas à le découvrir ... AVEC Tintin et le capitaine ...

Car cette fois, nulle ambiguïté : "l'Est" et "l'Ouest" sont clairement identifiés en cette Bordurie, naguère encore nazie (in "Le Sceptre d'Ottokar") et, à ce titre, TOTALEMENT inscrite sous pôle NÉGATIF et la Syldavie, précédemment marquée du signe POSITIF (le "Sceptre" et les deux albums lunaire) mais chargée à présent de la même acception NÉGATIVE que son "ennemie héréditaire" et rivale !!! A PREUVE, le "décret" expéditif de Tintin - "Tapez sur ceux qui ont une sale tête ... On verra bien !" - et la manière employée par Haddock pour trancher ce nœud gordien de l'identification entre le "Bien" et le "Mal" … Confronté aux deux espions bordure et syldave s'empoignant ferme, le capitaine n'y va pas par quatre chemins : "Lequel des deux a la plus vilaine bobine ? Pour moi c'est kif-kif ..." Empoignant la tête de l'un, il cogne sur celle de l'autre et envoie, ce faisant, "l'Est" et "l'Ouest" "communier" de concert avec le gazon (AT, 30-I- 2 et 3 - II-1a et b) !!! Réalisme et humour hergéens confondants qui nous font nous tordre de rire en même temps qu'ils nous questionnent sur le sort que, n'en déplaise aux "humanistes" et "droits-de-l'hommistes" de tout genre et de tout poil, il convient de TOUJOURS réserver aux CRAPULES !!!

Et si la suite de l'album se passe en cette Bordurie "Stalino-Plekszy-Gladzienne" (remarquons que le nom du dictateur bordure fait écho au casque de plexiglas inventé par Tournesol dans l'usine atomique syldave ...), soyons certain que Tintin et Haddock auraient rencontré semblables périls en Syldavie ... Ainsi, actons le fait que c'est le chef des espions syldaves qui assomme Tintin (AT, 30-IV-2a) ... que, même se prévalant du "Sceptre d'Ottokar" (AT, 31-III-2), les agents secrets syldaves n'hésitent pas à mitrailler l'hélicoptère bordure "emprunté" par nos héros (AT, 31-IV-3) ... que le haut fonctionnaire (ou "diplomate") syldave mène à "bien" l'enlèvement de Tournesol en dépit de la poursuite échevelée de nos héros avec ... Arturo ... Cartoffli ... Et "admirons" le "ton" des réactions "diplomatiques" des deux nations à la suite de "l'interception" dudit avion (AT, 43-I-2) par la chasse bordure : "Notre espace aérien a été violé" (communiqué du ministère de l'Air bordure) ... "Inqualifiable agression pleksziste" (note officielle du ministère des Affaires étrangères syldave) ... Dans la réalité, nous connaissons semblables proses emplissant par milliers les agences de presse et les médias ...

"L'Affaire Tournesol" pose la question fondamentale - "Que vaut le Monde ... ? - et y répond de manière lapidaire : RIEN !!! Tournesol le comprendra tellement bien qu'il sacrifiera son invention qui, susceptible d'assurer le "Bien" de l'humanité, ne pouvait cependant que servir au "Mal" ... Pour la première fois, Hergé destine ses héros à "cultiver leur jardin", conformément à la "morale" de Voltaire, ce donneur de leçons patenté qui, "retiré" en son château de Fernay, se l'appliquait si mal ... Double constat formant la conclusion de mon intervention du 18 février 2018 à propos de "Tintin et les Picaros", prétendument "album-échec" ... "album de trop" ...
+3
jacqueshervevendredi 18 janvier 2019 à 15:27
Un chef d'œuvre de la bande dessinée et une des meilleures aventures de Tintin. Notons pour la couverture que le quatrième plat version 1945 pourrait avoir servi de modèle pour le dessin de la vitre cassée.
+3
nicnolmercredi 30 août 2017 à 12:22
La vignette de ce jour (AT, 36-II-3), ayant pour "objet" Haddock qui, violemment percuté par la Lancia d'Arturo, Benedetto ... Cartoffoli, est affalé sur le pare-chocs avant du bolide et agonit d'une bordée d'injures ce merveilleux chauffard, représente l'extraordinaire "faculté" du capitaine d'encaisser tous les coups possibles et imaginables sans que son intégrité physique en soit affectée le moins du monde !!! En cela, il "concurrence" les Dupondt (il les dépasse, même !) en fait de gamelles, chutes, collisions et télescopages en tous genres :

"Au contraire des Dupondt, abonnés aux pansements, aux plâtres et aux chambres d'hôpital, le capitaine sort indemne de toutes ces mésaventures, sans blessure, sans trauma, sans même une contusion. Sa faculté de récupération est proprement phénoménale, et son corps du genre indestructible. Merveilleux univers de convention que celui de la bande dessinée, où l'on peut subir les pires atteintes, les coups les plus rudes, et n'en être affecté que le temps de signifier la douleur par un cri, une grimace, une éructation !" (Thierry Groensteen - Le rire de Tintin).

A PREUVE de ce constat, Tintin qui, positivement effrayé par le choc (on le serait à moins dans la "vie courante" !) et se demandant "dans quel état vais-je le retrouver ?!", le ... "retrouve", précisément en train de postillonner sa colère sur la pare-brise de son télescopeur !!! C'est une de ces multiples scènes et séquences comiques, festival de chutes et de chocs ayant pour anti-héros Haddock, qui parsèment "L'Affaire Tournesol" et que Hergé affectionne à un point tel qu'il en usera à nouveau dans "Coke en Stock" ...
+4
tag47lundi 10 juillet 2017 à 16:15
Illisible dans la nouvell application
+1
jacqueshervedimanche 9 juillet 2017 à 14:43
À noter que les statues de Masséna ou de Garibaldi pourraient aussi avoir influencé Hergé en plus de celle de Staline.
+1
nicnolmardi 14 février 2017 à 15:06
Dans son tout récent "Dictionnaire amoureux de Tintin", Albert Algoud, ne pouvant "se résoudre à détester Séraphin Lampion, déplorant même qu'il soit "le seul personnage des aventures de Tintin à subir systématiquement les sarcasmes des exégètes parmi les plus fins et les plus éminents", entreprend une "réhabilitation" de cette "moderne incarnation du "fâcheux" mis jadis en scène par Molière" ... en dépit du fait que Hergé lui-même en a défini l'incarnation en des termes négativement sans appel !!!

Utilisant savamment, en ancien professeur de français qu'il a été, l'étymologie et la sémantique, Albert Algoud, associant l'irruption du vendeur d'assurances avec la réapparition de la lumière - AT, 5-II-1 - (une panne d'électricité due à un orage ayant plongé Moulinsart dans l'obscurité - AT, 4-IV et 5-I -), distingue en ledit "fâcheux" une essence "lumineuse" attachée à la fois à son nom (un "lampion" "est une lanterne vénitienne", le mot désignant aussi "un récipient contenant une matière combustible et une mèche qui sert aux illuminations") et à son prénom (Séraphin "vient en effet de l'hébreu "séraphim", de "séraph", "brûler, briller comme le feu") et qu'augmente encore, en guise de parentèle, l'oncle Anatole, prénom "qui vient du grec "anatolé" qui signifie "lever de soleil" ...

Une constatation , précédant cette démonstration "lumineuse", m'intéresse particulièrement : "Dans son élan, cette masse inconnue (Séraphin Lampion) percute la tête du capitaine en un choc qui orne soudain cette obscurité de seize étoiles colorées" (AT, 5-I-3). Et Albert Algoud, en rationaliste qu'il est, de commenter : "J'ignore si les numérologues qui ont tenté d'expliquer le pourquoi du comment des aventures de Tintin au prix d'interprétations tarabiscotées ont retenu ce chiffre ..."

J'ignore (quant à moi) si Hergé avait quelque connaissance en Tarologie ou en Astrologie (ni même si seulement il s'y intéressait ) mais ce chiffre "SEIZE" associé à un orage comme il savait nous en faire vivre (rappelons-nous "Les Sept boules de cristal" !) attire mon attention en tant qu'analogique avec la SEIZIÈME lame du tarot, "La Maison Dieu", symbolisant le mythe de la Tour de Babel frappée par la foudre divine (en Astrologie, Uranus, dans ses influx dits de "chute"), soit, le châtiment de l'orgueil humain ou l'annonce d'une catastrophe ... Et le moins que l'on puisse dire est que, à l'aune de l'humour hergéen, ce "crampon" (vocable qui a failli le dénommer) de Séraphin Lampion (dont l'entrée, loin de revêtir une dimension "lumineuse", coïncide bien plutôt avec les bris de verre, de miroir, de lustre et de vases précieux d'un château de Moulinsart frappé par la "foudre tournesolienne" - à nouveau Uranus, significateur de la Science et des ondes -) sera pour le capitaine Haddock une véritable "catastrophe" qu'annonce éloquemment la fulgurance de l'irradiation cerclée des fameuses "seize étoiles colorées" consécutive au "choc" !!! Et il faudra rien moins qu'une autre "catastrophe" (Bianca Castafiore) pour qu'à notre satisfaction, soit enfin viré comme il le mérite "Monsieur Lampiste" (vocable dont le sens péjoratif "sert à désigner un individu subalterne") ...

Attendons donc, pour en apprendre davantage relativement à la dimension pseudo lumineuse de Séraphin Lampion, contempteur, à la fin de "Vol 714 pour Sydney", du "récit extravagant d'une rencontre avec de prétendus extra-terrestres" (*), "l'éloge", le "panégyrique" auxquels Albert Algoud se propose de s'atteler dans une biographie "dont l'écriture est en cours" !!!

(*) voilà ce qui s'appelle verser soi-même dans l'extravagance !!! Cette ruade de Lampion dans "les brancards de la crédulité" (ce faisant, il se garde bien d'expliquer la présence de l'objet d'origine extra-terrestre trouvé par Tournesol), ce "déferlement d'obscurantisme et d'occultisme qui hypnotise carrément Tintin et ses amis" s’inscrivent dans le cadre du scénario hergéen, par essence, fictif ... A le lire, il semble bien qu’ayant à cœur la "réhabilitation" du Lampion "voltairien, rationaliste et libre penseur" (ascendance "philosophique" qui n'est certes pas à mettre à son crédit !), Albert Algoud, rationaliste lui-même, confonde réalité et fiction !!!
+2
jacqueshervemardi 22 novembre 2016 à 12:41
L'affaire Tournesol restera dans le hit parade des albums les plus réussis de Hergé. On aime :

La présence de voitures qui sont très nombreuses,

Le fait qu'on soit tenu en haleine face à l'atmosphère qui règne au début à Moulinsart,

Des personnages hauts en couleurs.
+3
nicnolmardi 14 juin 2016 à 10:40
@gloubigoulba : s'agissant de l'attitude de ces deux gendarmes, pendant que le plus petit, moustachu, brigadier (*), anime l'espèce d'interrogatoire (QUE des questions, sur un mode sèchement impératif, et sans souci des réponses !), "admirablement" comique par contre est l'espèce de ... "match de tennis" visuel auquel se livre son subordonné, au faciès "fermé" comme une porte de prison et MUET comme une carpe :

1° AT, 9-III-1 : regard à sa gauche, fixé sur Lampion ;
2° AT, 9-III-2 : regard à sa droite, fixé sur Haddock ;
3° AT, 9-III-3 : retour "à gauche", RE sur Lampion ;
4° AT, 9-IV-1 : retour "à droite", RE sur Haddock ...

Et Tintin, de retour de sa recherche du blessé, est dévisagé de la même manière "torve" en AT, 10-II-III ... Un vrai regard pétrifiant de Gorgone, ce type !!!

Le genre de flic qui, assurément, ne laisserait RIEN passer en fait de contrôle des papiers du véhicule, de sa conformité au "RÈGLEMENT" (phares, plaques d'immatriculation, qualité des pneus ...), du degré d'alcoolémie ou de la moindre infraction au code de la route ... Avec lui, "Arturo Benedetto ... Cartoffoli dé Milano" n'aurait AUCUNE chance !!!

(*) on le retrouvera, commandant de gendarmerie, dans "Les Bijoux de la Castafiore", imbu de préjugés et de sinistres avertissements à l'égard et aux dépens des Bohémiens invités par le capitaine Haddock (BLC, 13-I-1, 3 et II-2) !!!
+3
antony001samedi 13 février 2016 à 14:51
Ce livre est un des meilleurs........
+6
gloubiboulgavendredi 12 février 2016 à 17:15
A propos de "l'anonymat" du Pr Tournesol, j'en profite pour signaler également, en début d'album, le fait que les gendarmes de Moulinsart, qui viennent enquêter après les coups de feu, ne savent pas non plus qui sont Tintin et Tournesol, alors qu'ils sont assurément, et de loin, les habitants les plus célèbres de leur village !
Pour le reste cet album est totalement fabuleux. Le meilleurs avec Les Bijoux, dans ma cosmogonie tintinesque !
+3
nicnolsamedi 19 septembre 2015 à 13:31
@jacquesherve : de fait, il convient de créditer "Arturo Benedetto ... Cartoffoli dé Milano" de la qualité de "meilleur conducteur du monde" !!! "Qualité" qu'il revendique pour ses compatriotes (lui compris) en AT, 36-IV-3 et que "prouvent" :

1° le démarrage, sur "les chapeaux de roues", sans bloquer le moteur, de sa Lancia Aurelia B20 GT coupé (BRRROUM - "Avanti" - AT, 36-IV-1) ;
2° le franchissement à toutes vapeurs, de la zone de "goudron frais", sans dévier de trajectoire … en dépit du drapeau rouge et du panneau de signalisation … et tant pis pour les ouvriers du personnel de chantier préposés à la réfection de la chaussée (chez nous, les … "rustines" TRES MAL "égalisées" ne se comptent plus !!!) et qui en prennent plein leurs gueules (AT, 37-II-1) ;
3° le virage, négocié quasi "à la corde" ... et RE tant pis pour la vieille guimbarde - une Citroën C6 G - ! (AT, 37-II-2) ;
4° la maîtrise du véhicule ... en dépit de l'accélération soudaine (sollicitée plaisamment par Tintin malgré les claquements de dents de peur de Haddock !) et du "dos d'âne" (AT, 37-III-3 et 4a) ;
5° un superbe mépris de la limitation de vitesse à 30 kms/h, une trajectoire, parfaite, rasant sur la droite un cycliste et deux piétons, sur la gauche, un camion Renault Goélette jaune et semblant gêner le démarrage d’une Citroën 2CV fourgonnette grise (AT, 37-IV-2) ;

Ensuite, en guise de "chef d'oeuvre" de maîtrise de conduite, en pleine agglomération de Cervens, commune française transfrontalière du Grand Genève :

6° la manière dont "Cartoffoli" se tire de la violation délibérée de la priorité de droite, cerné qu'il est sur sa droite par le camion Dodge et, devant lui, la Peugeot 203 "Familiale" bleue (AT, 37-IV-3 et 38-I-1 et 2) ;
7° le double dérapage contrôlé évitant la Citroën 8CV "Rosalie" rouge, la Ford Vedette Abeille bleue, le piéton et le motocycliste (AT, 38-I-3) ;

Et, CHEF d'OEUVRE dans le CHEF d'OEUVRE sur la place principale de Cervens :

8° la traversée homérique du marché public (AT, 38-II), également en dérapage contrôlé, au cours de laquelle, "Cartoffoli" évite :

a) trois voitures (une Chenard & Walker 1935 ou une Berliet - ? - rouge et brune, une Renault 4CV verte et une Peugeot 202 bleue), une motocyclette et une charrette à cheval ;
b) des animaux à pattes (chien, cochons, vaches et le cheval ruant puissamment), à ailes et à plumes (poules et oies) ;
c) la gent humaine : quasi impossible d'estimer le nombre de ceux qui sont impliqués "directement" (parce que se trouvant sur la trajectoire de la Lancia) ou "indirectement" (parce que pris de panique) ;

Cette case AT, 38-II (*), Hergé aurait légitimement pu la revendiquer comme une de ses meilleures ... au même titre que celles qu'il a personnellement identifiées dans "Le crabe aux pinces d'or" et "Le trésor de Rackham le Rouge" ... tant elle est riche d'une multiplication de mouvements divers synthétisant un tout récent passé, paraissant cependant conjugué au "présent" , un présent "immédiat" et un futur déjà "présent" !!! Ensemble "temporel" obéissant précisément à la trajectoire de la voiture maîtrisée ... de main de maître par "Arturo, Benedetto .... Cartoffoli dé Milano" !!!

(*) en 1960, elle me paraît avoir inspiré le tohu bohu, objet d'une question en forme de "devinettes" du jeu "Bob Binn" du Journal Tintin, n° 614 (18/60), intitulé "Bob Binn à Loufocqville" ...

9° admirons l'efficacité des freins de la Lancia (TS I I I I I) et la manière dont Cartoffoli, ne déviant pas d'un centimètre, s'arrête sous l'injonction de l'agent de police - qui ressemble à Dupont - (AT, 38-III-2) !!!

10° le franchissement du passage à niveau à double barrière - "DZINGG - DZINGG" - (AT, 39,II-1) ... analogique avec un fait semblable, dans un contexte autrement plus dramatique, dans "L'Oreille cassée" (OC, 39-I-2) ;

11° enfin, "ouné pétite queue dé sardine" et "oun bon coup dé frein ... Ecco ! ... Superbissimo" pour faire s'arrêter la Chrysler New Yorker Deluxe jaune des ravisseurs de Tournesol (AT, 39-II-3 et III-1) !!!

Il reste que cet intermède est un des plus désopilant de TOUTE l'oeuvre d'Hergé et se classe en TOUT PREMIER lieu de ceux émaillant "L'Affaire Tournesol" qui en fourmille !!!
+6
jacqueshervelundi 13 juillet 2015 à 20:44
On remarquera que le parapluie de Tournesol fait penser à un malfaiteur dans Tintin en Amérique présent dans un château puis dans les usines Slift possédant une canne - épée.

J'aime dans ce récit le contraste entre le capitaine Haddock qui demande à Cartofolli de conduire convenablement et la réponse de celui -ci qui prétend que lui et ses compatriotes sont les meilleurs conducteurs du monde alors qu'en démarrant il avait projeté le capitaine sur la banquette arrière.

"Vous ne pouvez pas conduire comme tout le monde ?''' dit le Capitaine Haddock

et Cartofolli répond :

"Ma qué, jé vais vous montrer que les voitourés et les conductorés italiens sont les meileurés dou monde".

...avec une prononciation française déformée qui fait penser à celle de Ramon Bada dans L'Oreille Cassée ou à Alcazar dans les 7 boules de cristal.
+4
nicnolmercredi 20 mai 2015 à 10:11
L'intrusion de Tintin et Haddock dans la villa de Topilino est l'occasion pour Hergé de nous divertir d'un savoureux "gag" ayant à nouveau pour objet l'assuétude (*) d'Haddock à l'alcool, venant en contrepoint du dialogue sérieux entre Tintin et Topolino procédant à un échange d'informations et s'efforçant de débrouiller l'affaire en cours (AT, p. 25 et 26).

(*) de nos jours, du fait de l'impérialisme linguistique de l'anglais et la domination "culturelle" - Hum ! - étatsunienne, on utilise désormais, par anglicisme lexical, le terme "addiction" d'étymologie cependant latine.

On ne compte, en effet, pas moins de SIX allusions à la soif et au vin, glissées avec un à-propos jubilatoire et assorties de mimiques éloquentes, par un Haddock alléché, tel le corbeau de la Fable, par la présence de la bouteille de Fendant et dès lors, devenu provisoirement étranger à l'enjeu comme au sort de Tournesol ... avant que de se voir autorisé par Topolino de se servir "si le cœur (lui) en dit" (AT, 26-III-3) ... Las ! Par deux fois, il est empêché de "communier" sur l'autel de Bacchus par un geste brusque de Tintin d'abord, l'explosion de la machine infernale déposée par les agents Bordures ensuite ... comme il l'avait déjà été, de saisissement, à son entrée dans la villa, à l'audition soudaine d'un menaçant "Ha ! Ha ! Ha ! ... C'est ce qui s'appelle se jeter dans la gueule du loup ..." se révélant n'être que l'argument d'un feuilleton radiophonique - AT, 23-IV-3 - 24-I-1 - ainsi qu'il y en avait - et d'excellents ! - à l'époque, alors que la télévision n'en était encore qu'à ses premiers pas (*) ... Goûtons à cet égard avec quel à propos le scénariste Hergé "joue" en virtuose avec le thème (et l'ambiance) de la menace dans le cadre énigmatique de la villa de Topolino …

(*) enfant, il me souvient avoir néanmoins suivi dans les années '60 les démêlés de "Zappy Max" avec le redoutable "Kurt von Straffenberg" alias "Le Tonneau" ou, bien meilleurs, les romans de Gaston Leroux, "Le Mystère de la Chambre Jaune" et "Le parfum de la dame en noir" avec l'excellent (et regretté !) Jean-Pierre Loriot dans le rôle de Rouletabille ... Feuilletons radiophoniques que la RTBF serait bien inspirée d'éditer !!!

Ces "gags" se situent en analogie avec un épisode semblable dans "Le Secret de la Licorne" quand, à trois reprises, Tintin empêche le capitaine d'illustrer - si l'on peut dire ! - le "feu" du récit des exploits de son ancêtre et de joindre le geste à la parole en s'enfilant de pleines rasades de whisky (SDL, 22-II-1 - 22-1V-1 - 23-IV-1) puis, à nouveau, mais involontairement cette fois, en fin d'album (SDL, 61-II-1 et 62-II-2) !!! "Gag" dans le "gag : ordinairement si regardant à l'égard de l'intempérance alcoolique de son chien, Tintin préfère refiler à Milou le verre de whisky que de permettre au capitaine de joindre le geste à la parole ... d'où, une parenthèse humoristique d'un Milou rapidement saoul (SDL, 22-IV et 23-I) !!!

Ces incidents ressortent de la technique hergéenne du "comique haddockien" : "son impulsivité, sa propension à s'exposer au danger, à déclencher des catastrophes" comme "les états seconds dans lequel le plonge l'absorption d'alcool ou son contraire, la découverte qu'il en sera privé" (Thierry Groensteen). Cette fois pourtant, Haddock pourra ENFIN satisfaire son ... "addiction" : ayant "sauvé" la bouteille de vin des ruines de la maison de Topolino, il pourra "glou-glouter" un bon coup avant que de pouvoir se permettre de "s'évanouir" de bonheur (AT, 27-II-2,3 a et b, 4) !!!
+6
nicnolvendredi 15 mai 2015 à 11:49
D'accord avec mcenroe37 !!! Il apparaît difficile de croire que l'inventeur du "moteur atomique", de la "tournesolite", du casque en plexiglas et du scaphandre lunaire, que le concepteur de divers calculs savants de radioguidage et d'un dispositif capable de faire sauter un engin spatial en plein vol, que le créateur de la XFLR6 et de la fusée lunaire promu "le vainqueur de la Lune", n'ait pas eu les "honneurs" de la presse ... à tout le moins scientifique et que le professeur Topolino n'ait pas pu "tomber" sur un article scientifique y consacré !!! D'autant plus que, manifestement, il se tient au courant des "progrès" de la Science : à preuve, la revue américaine "Les recherches allemandes durant la seconde guerre mondiale" que consulte Tintin (AT, 23-III et IV) !!!

A moins d'admettre que Topolino (au demeurant, antipathique et colérique au point de qualifier son supposé agresseur de "sinistre gredin" - AT, 25-II-2 -) soit en outre à ce point misanthrope qu'il s'isole totalement de la société humaine, qu'il soit atteint de la même distraction maladive que Tournesol ou qu'il éprouve de grandes difficultés à fixer un visage dans sa mémoire (c'est un peu mon cas, étant capable de croiser quelqu'un que je fréquente régulièrement et ... "ne pas le reconnaître" - je dois en avertir toutes mes connaissances - !!!) ...
+4
jacqueshervemardi 5 mai 2015 à 12:08
comment le professeur Topolino, physicien de haut niveau, peut-il ne pas connaître de vue notre bon vieux Tournesol, le vainqueur de la lune, lorsque ce dernier se présente chez lui ? ===> Il est possible qu'il le connaisse par son nom sans l'avoir vu en photo. Notons que le choix du nom Topolino se justifie car à l'époque de la création de l'album de nouvelles histoires de Mickey écrites par l'Italien Romano Scarpa s'inspiraient du concept des albums de Hergé. Le scénariste dessinateur italien se serait sans doute inspiré du personnage de Wolff pour créer Karl Eric Purcell dans la BD "Mickey et l'Ongle de Kali" en tant que redoutable espion dont le but était de livrer des données scientifiques ou militaires à une puissance étrangère comme les espions dans l'Affaire Tournesol qui s'emparent de l'invention du Professeur.
+3
antony001dimanche 1 mars 2015 à 11:49
La course poursuite est cool mais si je serai tintin j'aurai fais autrement pour s'évader avec tournesol et échapper aux bordures. c'est cool avec sponz
+5
cricri007vendredi 2 janvier 2015 à 00:21
Un des meilleur albums Tintin, le dessin est superbe et les décors, les voitures contribuent a nous faire voyager! De plus, la prémonition du 911 est consternante!
Un autre coup de chapeau d' Hergé et ses collaborateurs!
+2
mcenroe37mardi 23 décembre 2014 à 10:16
Moi aussi j'adore cette aventure, mais il y a pourtant une faille scénaristique : comment le professeur Topolino, physicien de haut niveau, peut-il ne pas connaître de vue notre bon vieux Tournesol, le vainqueur de la lune, lorsque ce dernier se présente chez lui ? Je sais bien que l'Affaire se déroule au beau milieu des années 50, que l'image n'avait pas encore l'importance qu'elle a aujourd'hui, mais tout de même, il y avait bien des photos dans les journaux à cette époque, non ? Tournesol n'est autre que l'homme qui a relevé le plus grand défi scientifique de son temps, tout de même !!
Je ne vois d'autres raisons que l'absence de télé chez Topolino (Tintin et Haddock n'en ont d'ailleurs pas eux-mêmes, du moins pas encore), et la très mauvaise qualité des photos de presse. Mais moi, à la place du résident suisse, j'aurais enregistré, je pense, le visage d'un si éminent confrère après l'avoir seulement aperçu dans le premier canard venu.
Je précise que cette remarque est d'autant plus fondée qu'il y a dans "L'affaire Tournesol" deux références très claires à l'expédition lunaire. On ne peut donc m'objecter que cette aventure-ci est totalement indépendante de la précédente...
+3
Choisissez un pseudo
Entrez votre email
Entrez un mot de passe
Choisissez un pseudo entre 5 et 12 caratères.
Valider mon inscription
Dans quelques secondes vous allez recevoir un email de confirmation.
 
Vous pouvez dès à présent vous connecter avec vos identifiants.

OK