Les 7 Boules de cristal
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WayneHuangmercredi 7 décembre 2016 à 09:39
经典 丁丁
campierrotmercredi 7 septembre 2016 à 09:16
Encore un de ces superbes albums d'Hergé. On y trouve (ainsi que dans sa suite, Le Temple du Soleil, une erreur répétée : les Incas et leur peuple n'avaient, en dehors des quipus (cordelettes destinées à la comptabilité de l'Etat), aucune forme d'écriture. Toute tentative de création d'une écriture était condamnée à mort. Alors je ne vois pas comment les chercheurs américanistes qui apparaissent dans ces albums auraient pu décrypter avec certitudes des textes nous disant que les tombes découvertes étaient incas.
nicnolmardi 3 novembre 2015 à 14:48
Que penser de l’abandon par Hergé de la piste ouverte dans le strip du 02 septembre 1944 (le dernier paru de la version originale des "Sept boules de cristal" dans le "Soir" avant que la "Libération" n'interrompe l'élan de la création hergéenne) ? Conséquence de celui du 31 août où on voyait Tintin et un homme qui va se révéler être le général Alcazar (strip du lendemain 1er septembre), tous deux lisant la "Dépêche", entrer en collision l'un de l'autre (clin d’œil à l'épisode semblable du "Trésor de Rackham le Rouge - 2-III-1 - et dont le capitaine Haddock avait fait les frais ?). L'entretien qui en résulte, édifiant Tintin sur le compte de Chiquito, nous apprend aussi "QUI" est le conducteur de la Limousine Buick beige qui a échappé aux barrages de police : un certain "Fernando RAMIREZ, un Pérouvien, gros exportateur de guano" qui "venait souvent voir Chiquito" (dixit Alcazar dans le strip du 02 septembre), pour le moins, Dieu sait pourquoi, son complice ... lors que TOUT devrait les séparer, à commencer par leur race !!!

S'ensuivent, dans quatre strips dans le "Soir" et en inédits en album :

a) le témoignage réitéré d'Alcazar à la police donnant lieu à un avis de recherche à l'encontre des deux hommes ;
b) le témoignage d'un garagiste chez qui ils ont pris de l'essence ;
c) le coup de téléphone de Tintin à un Haddock dépressif dont nous apprenons que l'auto beige a pris la direction de la mer ;
d) la décision de Haddock, nostalgique du Grand Large, de s'embarquer avec Tintin : l'ultime vignette nous les présente en voiture, croisant un panneau publicitaire intitulé : "Passez vos vacances au LITTORAL", témoignant de l'orientation prise à l'origine : la côte belge !!!

Cet abandon global, à la reprise des "7 Boules de cristal", pour regrettable qu'elle soit s'agissant de la personnalité du complice de Chiquito, me paraît relever d'un témoignage de reconnaissance d'Hergé, interdit de publication en Belgique du fait de la "Libération", à l'égard des hebdomadaires français où il continue à être publié (de juin à octobre 1945 dans "Cœurs Vaillants" et de décembre 1945 à mai 1946 dans "La Voix de l'Ouest") ... avant la reparution des "7 Boules de Cristal" dans "Cœurs vaillants", le 19 mai 1946. En effet, délaissant l'orientation vers la côte belge, Hergé, pour la PREMIÈRE fois, emmène ses héros en France, significativement dans l'Ouest, à Saint-Nazaire d'abord (où la rencontre avec le général Alcazar dont il ressort que Chiquito "né voyait yamais personne et né parlait à personne d’autré qué moi …" - 7BC, 57-III-1 -, détermine l'abandon définitif du personnage - et de la piste - de Fernando Ramirez, le conducteur de la voiture beige étant désormais laissé dans l’anonymat le plus complet), à La Rochelle ensuite (où la découverte du chapeau de Tournesol les met définitivement sur la piste péruvienne) ...
nicnollundi 12 octobre 2015 à 16:14
Dans "Les Sept boules de cristal", Hergé inscrit un débat manichéen et, reprenant un thème et une manière de faire qui avaient nourri les premières pages chinoises du "Lotus bleu" (où Didi, présenté comme l'agresseur de Tintin, relevait en fait du camp du Bien), paraissant réserver la part négative aux agresseurs des sept membres de l'expédition Sanders-Hardmuth, instruit en réalité à travers ces derniers un "procès en accusation" à l'égard de la "civilisation" scientiste occidentale ... Ce, d'emblée, bien que sans en avoir l'air, par la bouche de l'anonyme voisin de train de Tintin commentant avec sagesse l'article du journal : "Aussi, pourquoi ne laisse-t-on pas ces gens tranquilles ? ... Que dirions-nous si les Egyptiens ou les Péruviens venaient chez nous, ouvrir les tombeaux de nos Rois ?" (7BC, 1-III-1).

"Par l'intermédiaire des sept archéologues, c'est tout l'Occident qui joue le rôle du traître" (Jean-Marie Apostolidès - Les Métamorphoses de Tintin).

"L'Occident" ... sous les espèces de son nouveau "dieu", la Science, usurpatrice d'une "Foi" religieuse pluriséculaire, à travers le culte "rationaliste" que lui rendent ses "prêtres servants", les "Savants" et, en l'occurrence, ces sept membres de l'expédition, honorés par la presse pour leurs "découvertes", aux recherches financées par l'Etat et bientôt objets de la protection de la police. Chacun incarne une "discipline" du "dieu" ... Figurent notamment un physicien (Paul Cantonneau, déjà rencontré dans "L'Etoile mystérieuse"), un archéologue (Marc Charlet), un biologiste (le professeur Hornet, directeur du musée d'Histoire naturelle), un américaniste (Hippolyte Bergamotte, compagnon d'études de Tournesol) ... Aussi, un "cinéaste", Clairmont, assurément promu pour assurer la "médiatisation" de l'expédition . Représentatifs de la caste scientifique, ils n'ont pas craint de TRANSGRESSER un INTERDIT remontant à l'aube même de la civilisation en VIOLANT la demeure des Morts par la PROFANATION du tombeau d'un roi Inca, Rascar Capac ... Pas craint non plus de se conduire "comme des hyènes" (dixit, l'Inca - TDS, 60-I-3 -) en pillant les trésors qui s'y trouvaient, mettant le comble au SACRILEGE en ramenant en guise de "trophée", de "sujet d'étude", "d'analyse" (*) , la momie elle-même, exposée en vitrine dans le salon de Bergamotte, objet de sa tonitruante hilarité ("HA - HA - HA - HA - HA !" - 7BC, 28-I-1 -), de son mépris ("C'est notre ami Rascar Capac qui a effrayé votre chien") et d'un défi sous-jacent dans la manière de le présenter ("Rascar Capac : "Celui-qui-déchaîne-le-feu-du-Ciel" - 7BC, 28-I-2 -) !!!

(*) du grec "analusis", "décomposition", lui-même formé à partir d'un verbe simple "luein", "décomposer" ... soit la décomposition d'un culte religieux auquel est dénié tout mystère afin de le réduire à une pseudo "signification laïque".

Deux sociétés sont en conflit ouvert d'opposition, toutes deux faisant montre de leurs certitudes : l'occidentale, "moderne", forte de son rationalisme, et l'incasique, religieuse, "traditionnelle", entendant venger ce qui pour elle appelle un châtiment lui aussi d'espèce religieux à la dimension de la profanation et du sacrilège commis !!! Ce qui est "bon" en Europe est "mauvais" au Pérou et vice-versa ... Incommunicabilité, irréconciliabilité ... jamais Hergé n'a été aussi loin dans le "débat" manichéen ... Celui de "L'Etoile mystérieuse", politique, était encore d'espèce "profane" ... "Les Sept boules de cristal" introduisent une dimension métaphysique dont on appréhendera toute la portée dans "Le temple du Soleil" !!! Que Tintin, alerté par les Dupondt (7BC, p. 27 et suivantes), s'implique dans la défense (et la protection) des savants et on pourrait croire qu'Hergé prend le parti de l'Occident ... C'est méconnaître l'essence même du "feu sacré" contenu dans les boules de cristal et la portée de cette foudre déchaînée par Rascar Capac conformément à la prophétie inscrite sur son tombeau et qu'à déchiffrée Bergamotte sans que cela ébranle son scepticisme rationaliste :

"Ce que j'en pense ? ... Pas grand'chose ... A vrai dire, j'ai rédigé un mémoire sur les sciences occultes de l'ancien Pérou qui semblent en jeu ici, mais je doute qu'il apporte une explication au mystère qui nous occupe ..." (7BC, 30-I-2 et 3).

"Pas grand'chose" ... "semblent"... "je doute" ... Soit, une exemplaire profession de foi scientiste dans l'expression de ce scepticisme !!! L'américaniste Bergamotte, pourtant "expert" en sciences humaines comme en langues anciennes de l'ancien Pérou (donc, averti de ses coutumes ET de ses traditions religieuses), mais imbu d'un "positivisme" issu en droite ligne d'un Auguste Comte ou d'un Claude Bernard, ne saurait pas même concevoir la possibilité, "l'hypothèse" (pour parler le langage de l'espèce) que l'occulte puisse effectivement ÊTRE "en jeu" !!!

En fait, il n'y a que Marc Charlet qui, pour s'être approché de la dimension religieuse incasique, mesure le péril encouru par lui-même et ses compagnons ... Et il faudra rien moins que la fulgurance de la foudre pour que les ténèbres enveloppant les "certitudes" de l'Occident s'éclairent de cette Vérité métaphysique inscrite dans la prophétie qu'achève de lire Tintin en 32-I-3 !!! Dès lors, en même temps qu'il l'est de ses vêtements en loques, Bergamotte est dépouillé de sa superbe et finit vaincu par un mystère que sa "science" ne saurait éclairer ... en attendant que d'aller partager le terrible châtiment d'espèce religieux et magique de ses "complices" (dans la perspective incasique, on ne saurait les nommer autrement) !!! Et ce ne sont certes pas les "importantes sommités du monde médical" réunies "à leur chevet" qui seraient susceptibles de comprendre les "transes inexplicables" dont ils sont la proie (7BC, p. 49) et encore moins de seulement envisager la possibilité d'une quelconque origine magique à leurs tourments, élevées qu'elles ont été aux "sirènes" scientistes ...

Quant au trio Tintin-Haddock-Tournesol qu'a réuni "pour la vie" la quête du "trésor de Rackham le Rouge", le cauchemar collectif qu'ils font au moment où Bergamotte succombe à la dernière boule de cristal les séparent symboliquement de la société occidentale et les désigne comme individus sacrifiables conformément aux dogmes théocratiques quechuas !!! Tournesol, auréolé préalablement du halo de la boule de feu (scène si essentielle qu'elle inspire significativement la couverture de l'album !), pour s'être innocemment paré du bracelet sacré de la momie, Tintin et Haddock en tant que "sacrilèges", de par leur intrusion dans l'enceinte sacrée du Temple du Soleil !!! Mais ceci est une autre histoire ...
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lerossignolmardi 15 septembre 2015 à 13:54
L'image de cette horrible momie a souvent hanté mes nuits d'enfant ! Encore pire que le Falconetti du "Riche et le Pauvre" ou que le Worski de "L'île aux trente cercueils" !
matintin23dimanche 6 septembre 2015 à 21:21
les 7 boules de cristal est mon album favori!!!!!
nicnolmercredi 26 août 2015 à 10:51
Une constatation ... résultant d'une "illumination" subite ... Le gendarme qui arrête l'auto beige au barrage de police dressé à la suite de l'appel lancé par la Sûreté à la Gendarmerie ... laquelle le répercute à "toutes brigades mobiles", va manquer singulièrement de jugeotte (7BC, p. 45 et 46) ...

Considérons l'appel :

"Ordre à toutes brigades mobiles arrêter occupants conduite intérieure noire, type Opel Olympia 38, plaque d'immatriculation 317 413, partie de Palissy en direction de Chavannes" (7BC, 45-I-4) ...

On ne peut être plus clair ... l'expression "conduite intérieure" s'appliquant à l'époque à TOUT MODELE de voitures muni d'un habitacle fermé (d'où le qualificatif), Louis Renault étant le premier constructeur à avoir conçu et construit une voiture de ce type tout à la fin du XIXème siècle (les premières voitures n'avaient pas d'habitacle) ...

Considérons à présent les réponses des deux automobilistes interrogés :

A la question du gendarme - "Vous n'avez pas vu une conduite intérieure noire sur la route ?", le conducteur de la voiture couleur framboise de marque Simca 8 "1100" répond : "Une conduite intérieure noire ? ... Je ne sais pas ... Je n'ai pas fait attention." (7BC, 46-I-3).

Le conducteur de l'auto beige (également une "conduite intérieure" mais une Buick, marque américaine), interrogé par le second gendarme (dont on peut présumer qu'il pose la même question), répond mot pour mot :

"Une conduite intérieure noire ? ... Une Opel ? ... Non ... Je ne me souviens pas ..." (7BC, 46-II-3).

L'appel répercuté à "toutes brigades mobiles", la décrivant de couleur noire, précisait bien la MARQUE de la "conduite intérieure" recherchée ... En précisant DE LUI-MÊME la marque ("une OPEL"), le conducteur ("Fernando Ramirez, un Péruvien, gros exportateur de guano" - strip du 02 septembre 1944, le dernier paru dans "Le Soir" avant la libération de Bruxelles, non repris dans la version définitive de l'album), pourtant censé ne pas avoir été informé de la marque de la voiture recherchée, SE DENONCAIT DU MÊME COUP !!! Si le gendarme avait été attentif (ou mieux, SUBTIL), l'auto beige pouvait être arrêtée ou, plus probablement, forçant le barrage, être prise en chasse par les deux motards présents (7BC, 46-I-1), Fernando Ramirez en ayant déjà forcé un ... bien platonique (!) car formé seulement par deux gendarmes cyclistes (7BC, 45-IV-1) !!! Evidemment, il "fallait" que l'aventure se continuât ...

Est-ce une erreur scénaristique en forme "d'acte manqué" ou bien plutôt un indice "semé"... "mine de rien" par Hergé, à destination du lecteur ? Je penche bien plus certainement pour la seconde hypothèse ... Car on retrouvera la même manière de faire dans le Journal "Tintin", sous la plume d'A.P. Duchâteau, dans les courtes énigmes "Ric Hochet" offertes à l'attention des lecteurs sous le titre "Relevez le Gant", pendant quelques années à partir de décembre 1958 ...
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nicnolmardi 9 juin 2015 à 14:09
A considérer la physionomie que Hergé prête au commissaire de police de Saint Nazaire, exempt de toute intention caricaturale, témoignant de tout le sérieux et de la tension intérieure qu'exigent une telle profession et de telles responsabilités ... à estimer la compétence, la logique, le réalisme la promptitude à l'action, au fait qu'il accueille sans acrimonie aucune les déductions de Tintin et fera preuve de la même célérité en avertissant sans retard aucun la police péruvienne, je me demande si Hergé n'a pas réalisé là un portrait au physique comme au mental de ...Raymond LEBLANC ...

C'est que le personnage du commissaire de Saint Nazaire est créé APRES 1945, à la reprise de "Les 7 Boules de cristal", album interrompu du fait de l'ostracisme frappant Hergé ... dans le cadre du "Journal Tintin" créé par Raymond Leblanc ... résistant.actif, déjà fondateur des éditions du Lombard qui, ayant pris contact avec Hergé alors interdit de publication par le haut-commandement des forces alliées en Belgique, lui ayant proposé de donner le nom de son personnage au journal qu'il voulait lancer, a dès lors créé le Journal Tintin et permis à Hergé de revenir au firmament du "9ème Art" !!!
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jacqueshervedimanche 10 mai 2015 à 09:13
@jacquesherve : je trouve au contraire que la police de Saint Nazaire est singulièrement présentée à son avantage. Tout particulièrement le commissaire, compétent, logique, réaliste, prompt dans l'action, accueillant sans acrimonie aucune les déductions de Tintin et qui fera preuve de la même célérité en avertissant sans retard aucun la police péruvienne ..===> En effet. Mais il ne faut pas oublier que c'est Tintin qui lui a fait part de ses découvertes ! Cependant, je trouve le Señor Inspector Superior à Callao - qui est averti par le commissaire de Saint Nazaire- assez maladroit car peu soucieux de la notion de confidentialité quand il reçoit Tintin et le Capitaine dans son bureau sans se mettre à l'abri des regards et d'une oreille indiscrète.
jacqueshervedimanche 10 mai 2015 à 09:08
Le nouveau riche tout juste propriétaire du château de Moulinsart n'est pas des plus sympathiques dans sa tenue d'aristocrate de campagne.
C'est, transposé, une sorte de Monsieur Jourdain.
Dernière case de la page 51, il redevient lui-même, et c'est ainsi que nous l'aimons ! (Page 62 : Nestor ne s'en était pas rendu compte.) ===> Il est vrai qu'on ne le reconnaît plus avec son monocle et sa tenue pour faire du cheval. Il fait d'ailleurs plus sévère même s'il n'oublie pas pour autant ses amis. Je trouve cependant sa tenue vestimentaire noire voisine de celle de Nestor et de celle de Mr Bergamotte très élégante.

Avez vous remarqué une ressemblance entre le look du Capitaine au début de l'album et celui du Professeur Smith (Dr Müller) dans "Au Pays de l'Or Noir" quand il quitte l'Emir après s'être entretenu avec lui au palais page 36 quand le Dr Müller tient une cravache en main ?
jacqueshervedimanche 10 mai 2015 à 09:03
En page 16 Hergé est dessiné parmi les spectateurs, je ne le trouve pas. Quelqu'un pourait il m'aider ? Merci.
===> Ne serait-ce pas Edgar P Jacobs ?
jacqueshervedimanche 10 mai 2015 à 09:01
On apprécie l'intelligence très bluffante de Tintin qui comprend très vite que les ravisseurs du Pr Tournesol ont réussi à traverser les mailles du filet....contrairement aux gendarmes. Dommage cependant que le Capitaine Chester n'apparaît pas car les amis le manquent de peu. Les deux garnements qui ont fait le coup du chapeau s'inspirent de Quick et Flupke voire même de Bicot avec les Ran Tan Plan.
jacqueshervedimanche 10 mai 2015 à 08:58
Concernant le personnage de Madame Clairmont, on remarque facilement que Hergé l'ait bien mise en valeur contrairement à ses voisins qui sont dans l'ombre alors qu'on ne voit aucune trace d'éclairage. On se demande si Germaine (son épouse) n'aurait pas servi de modèle mais on apprécie son élégance.
toto7mercredi 29 avril 2015 à 18:26
Les 7 boules de cristal est mon album préférer avec Tintin au Tibet. J'aime bien les grandes aventures comme les 7 boules de cristal, les momie... J'aime aussi la suite (Le temple du Soleil). Quand j'avais 5 ans (il y a déjà 4 ans) j'étais déjà passionné de Tintin et des autres, des 5 ans, je collectionne les figurines de Tintin (Officiel) et quand j'ai 9 ans je continue toujours cette collection de Tintin. Tintin, Milou, Haddock, Tournesol, les Dupont et Dupond sont mes personnage de Tintin préférer. J' ai gagner tout les quiz sauf celle de Müller (4/5).
nicnolvendredi 23 janvier 2015 à 19:45
S'agissant de l'incommunicabilité entre un Haddock tonitruant et Tournesol emmuré dans sa surdité (bien qu'il ne cesse de prétendre, en dépit de l'évidence, n'être que "dur d'une oreille"), voici le commentaire de Jean-Marie Apostolidès dans "Les Métamorphoses de Tintin" :

" ... la surdité du professeur fait en sorte que la communication ne fonctionne que dans un seul sens, du Père au fils. Ainsi, une fois encore, Archibald ne peut jamais répliquer, même lorsqu'il s'époumone. Avec Tournesol, la voix formidable de Haddock est frappée d'impuissance. Pis, il est condamné à demeurer l'écho du Père, sa répétition. Très souvent, le capitaine formule une remarque que Tournesol ne saisit pas. Cinq secondes après, le professeur fait la même remarque, ce qui enlève au marin toute originalité, toute personnalité. Son invention verbale est réduite à rien, il est toujours le perroquet de l'autre. Pour se défendre de ce symptôme de répétition, Haddock tourne en dérision les propos de Tournesol. Il pousse l'écholalie jusqu'à l'excés, afin d'en amoindrir le danger par un phénomène d'inflation :

Tournesol : Vous voyez ? ... C'est bien ce que je vous disais ... Des algues ...
Haddock : Ah tiens ? ... Je croyais que c'était des algues ... (TRR, 38-II-3)"

On retrouve la même communication à "sens unique" (participant pleinement au comique hergéen) dans "Les 7 Boules de Cristal", quand Tournesol fait la lecture d'un article à un Haddock qui vient précisément de s'efforcer d'y initier le professeur !!! Et l'expression renfrognée du capitaine en dit alors long sur son agacement (7BC, 25-II-1,2,3 et 25-III-1,2) !!!

A ce propos, il convient cependant de noter la TOUTE PREMIERE manifestation d'irritabilité chez le professeur ! On la trouve dans le strip du 18 mars 1944 (non reprise - et c'est REGRETTABLE ! - dans l'album) : alors que le capitaine l'écoute, agacé, sans piper mot, Tournesol lève soudainement la tête du journal et, sourcils froncés (des gouttelettes soulignant l'événement l'encadrent), lance à un Haddock interloqué, en guise d'avertissement :

"Oui, mais si vous m'interrompez à tout instant, je vous préviens que je ne continue plus ..." !!!

Dieu sait ce que sa surdité a enregistré comme vibration ... lors que, dans le moment suivant, il n'entend nullement le tintement de sonnerie à la porte d'entrée du château !!!

Toutefois, c'est encore Jean-Marie Apostolidès qui est dans le vrai quand il ajoute :

"Les manifestations fréquentes d'énervement chez le capitaine ne doivent pas tromper sur les sentiments qu'il porte à Tournesol, il l'aime profondément, au point de retomber dans la dépression lorsque le savant est enlevé par les Indiens, dans l'aventure des Sept boules."
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peacocksamedi 10 mai 2014 à 07:08
L'expédition ne rentre pas "en France", mais en Europe : sans doute, même, en Belgique, vu les décors de l'album ...
campierrotlundi 3 février 2014 à 15:24
Hergé met dans la bouche de Bergamotte une erreur historique : contrairement à ce qu'il affirme (lui qui est ethnologue) les Incas n'avaient pas d'écriture. Pis, celui qui en aurait inventé une aurait été condamné à mort. Hergé a dû confondre les Incas et les Mayas.
nicnolmardi 28 janvier 2014 à 15:50
@jacquesherve : je trouve au contraire que la police de Saint Nazaire est singulièrement présentée à son avantage. Tout particulièrement le commissaire, compétent, logique, réaliste, prompt dans l'action, accueillant sans acrimonie aucune les déductions de Tintin et qui fera preuve de la même célérité en avertissant sans retard aucun la police péruvienne ... Le visage qu'Hergé lui prête témoigne de tout le sérieux et de la tension intérieure qu'exigent une telle profession et de telles responsabilités ... Tout ceci est d'autant plus surprenant quand on mesure le plaisir qu'éprouve ordinairement Hergé à ridiculiser la police ... et pas seulement les frères Siamois Dupond-Dupont ...

Il faut dire que, par trois fois, Tintin a bénéficié de l'aide providentielle du "Hasard" ("le nom de guerre du Seigneur" dit le proverbe ... "le déguisement que prend Dieu pour voyager incognito" a pu écrire Théophile Gautier, ce que Einstein a traduit en la formule plus connue : "le hasard, c'est Dieu qui se promène incognito") :

1° la rencontre inattendue avec Alcazar lui permet d'être instruit relativement à la personnalité de Chiquito, indien péruvien, descendant direct des Incas, et de le considérer en tant que tel comme le très probable auteur de l'enlèvement ;
2° à La Rochelle où ils se rendent aux fins de rencontrer le capitaine Chester, Tintin, grâce au flair (et à l'obstination) de Milou, retrouve le chapeau de Tournesol (à la suite du "coup de la pierre dissimulée sous un chapeau" dont pâtit Haddock) ;
3° grâce aux renseignements fournis par un des gamins auteurs de la blague, il se convainc que le cargo Pachacamac, cargo péruvien, en route pour Callao, port péruvien, est le très probable lieu de détention de Tournesol ;

Sitôt l'Atlantique franchi d'un coup d'aile, c'en est cependant fini de cette surprenante bienveillance d'Hergé vis-à-vis de la police ... On retrouve chez le chef de la police de Callao insouciance et bonhomie, traits de caractère inscrits sur une physionomie d'éternel "endormi" présentant un saisissant contraste avec ceux du commissaire de Saint Nazaire. Outre plus, la même classique épaisseur du "rond-de-cuir" chez le subordonné censé assurer la permanence de nuit, mais qui, dû le monde crouler, n'entendra surtout pas réveiller le "Senor Inspector Superior" !!! Et, pour couronner le tout, l'éternelle stupidité des Dupondt ... délégués au Pérou par la police de Saint Nazaire (font-ils déjà partie d'Interpol ... ?) !!!

Pourquoi cette bienveillance ... vis-à-vis de la SEULE police française ? Notons que c'est la première fois que Hergé fait se déplacer ses héros en France ... à deux endroits qui plus est, Saint-Nazaire et La Rochelle ... lors qu'il aurait pu concentrer le développement de l'enquête en une seule ville (suivront l'incursion dans "L'Affaire Tournesol" ... agrémentée de la poursuite en voiture et de la fameuse scène homérique au cours de laquelle "Arturo Benedetto ... Cartoffoli dé Milano" sème une pagaille monstre dans la traversée du village savoyard - AT, 38-II - puis les vacances à la montagne dans la station savoyarde imaginaire de Vargèse, point de départ de "Tintin au Tibet") ?
A mon avis, il s'agit de sa part d'un clin d’œil de reconnaissance à destination de "Cœurs Vaillants" et de la "Voix de l'Ouest", ces hebdomadaires catholiques français qui ont continué à le publier dès 1945 lors qu'il était en butte aux stupides persécutions des autorités belges de la "Libération" (on n'est décidément pas "prophète en son pays" !) qui lui empoisonneront la vie pendant plus d'un an, entre septembre 1944 et 1946, le priveront pendant cette période de tout support dans la presse, lui interdiront toute publication et l'obligeront ainsi à interrompre "Les 7 boules de cristal" alors en cours de composition ...

On sait en effet que, dès 1945, "Coeurs Vaillants" reprend la parution de "Tintin" ... avant que d'être lui aussi interdit de publication en octobre pour enquête de vérification de "Kolloration" ou non avec l'occupant ... Quatre numéros paraîtront entre juin et octobre 1945, reprenant en bichromie les HUITS premières planches de "Tintin au pays de l'Or noir" avec pour titre "Tintin au pays de l'Or liquide" !!! En attendant l'autorisation de republier, c'est "La Voix de l'Ouest" qui, de décembre 1945 à mai 1946, servira de support hergéen avec DIX numéros ayant également pour objet "Tintin au pays de l'Or liquide" avant le reparution de "Coeurs Vaillants", le 19 mai 1946, délaissant "l'Or liquide" en faveur de "Les 7 Boules de cristal" ... Décidément, "Tintin au pays de l'Or noir" (ou de "l'Or liquide") en aura connu des avatars entre 1940 et son achèvement entre 1948 et 1950 !!!
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jacqueshervejeudi 5 septembre 2013 à 00:13
On peut aussi supposer que le Général Alcazar ait passé l'éponge au sujet du Colonel Tintin qu'il avait fait condamner à mort pour espionnage. Notons que le déclenchement de la guerre dans l'Oreille Cassée provoquée accidentellement par Tintin l'aura rendu service à l'époque où il collaborait avec Mr Chicklets.
jacqueshervesamedi 24 août 2013 à 15:06
Il est vrai que le personnage de Madame Clairmont est bien mis en valeur. Notons un détail curieux : comment se fait-il que le Général Alcazar soit content de retrouver Tintin alors qu'il l'avait fait condamné à mort pour espionnage dans L'Oreille Cassée. Ne serait-ce pas le fait que Mr Chicklets l'ait berné vu qu'on n'avait pas trouvé de pétrole au Gran Chapo ?

Notons l'intelligence de Tintin lorsqu'il découvre que les bandits qui ont enlevé Tournesol ont changé de véhicule et lorsqu'il doute du lieu d'embarcation de Tournesol pour l'Amérique du sud contrairement au policier de St Nazaire.
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